Liste des abbés

Conwoion 832-868

Ritcandus 868-871

Liosic 871

Roenwallon 876 abbé contesté par la plupart des historiens

 

 

Libérius

877-888

Il est le fils de Ratuili, machtiern de Sixt, celui-là même qui donna le territoire de Redon à Conwoion, pour fonder l'abbaye de Redon. Il est rentré enfant à l'abbaye, par la volonté de son père et de son frère Catworet.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fulchric 888

 

Ce personnage est mentionnée dans deux chartes de l’appendice, N° 51 & 52 comme abbé de Redon. Ce sont les chartes concernant la guérison du fils d’Alain le Grand, et nous voyons là qu’il est proche du duc.

D’autres chartes (ch N°27, 49, etc..) mentionne un certain Fulcri, Fulcrad,  avec parfois la mention qu’il est prêtre….. Cela peut-il être notre Fulchric ?  pourquoi pas….pour certaines d’entre elles…..

Il est donc mentionné vers  888 et 895.

Il est intéressant de noter que la chronique de Nantes mentionne à partir de 896, un évêque nommé Fulcherius, qui semble avoir reçu des donations du duc Alain le Grand. Il sera remplacé par Isaïe qui est mentionné en 914.

Peut-on envisager que Fulrich ait pu être transféré de l’abbaye de Redon à l’évêché de Nantes ? Cela est tout à fait plausible, quand on sait que cette théorie se reproduira pour Héroic quelques années plus tard.

Il est normal que les chartes (de l’époque) à Redon ne mentionnent pas son titre d’évêque, qu’il n’avait pas encore reçu ;  et il est compréhensible que la chronique de Nantes qui énumèrent la liste des évêques, ne mentionne pas leur fonction  précédente.

 

 

 

 

 

 

 

Ritwaldus ?

Bernard vers 895

Hailcobrant 904

Catuiant 910-913

 

 

Adémar 924

Frère de Haimon, vicomte de Poitiers d'Aimeri Ier vicomte de Thouars, et de Savary qui succéda à son frère Aimeri.. Il était abbé de Redon lorsqu'on rendit le corps de Saint Maxent aux Poitevins. Par contre était-il déjà abbé de Redon en Mai 924, lorsque les moines quittèrent l'abbaye de Redon pour se replier sur l'abbaye de Saint Maxent ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Héroic

On le dit médecin et fut accusé d'avoir empoisonné Guérec, comte de Nantes et fils d'Alain Barbetorte. Aucune charte de Redon ne le mentionne, il est connu seulement par la chronique de Nantes.

 Hors je viens de trouver dans les annales de Bretagne (tome XIII 1897) p45-48, une étude de Ferdinand Lot , fort pertinente .

Héroic, que l’on peut  retrouver dans diverses chartes et chronique sous les noms suivant : « Hervisus, Herveus, Yrrvisus, Ervisus Heroicus » a été abbé de Redon au moins jusqu’après Juillet 990, date à laquelle Hugues était encore évêque de Nantes. Ferdinand Lot estime qu’alors l’abbé de Redon a été nommé évêque de Nantes.

Il restera évêque jusqu’en 1004 environ, et il mourut à Blois auprès des comtes de Chartres

Le Cartulaire de Redon ne parle pas de ce personnage tout comme elle ne parle pas des suivants. De plus, la chronique de Nantes, tout en étant  une source d’information unique, nous donne une version très partisane des choses…. Hors la rumeur de l’empoisonnement peut très bien avoir été lancé par des Nantais nostalgiques et opposé à l’émergence de la dynastie Rennaise. Et Conan a très bien pu placer sur le siège épiscopal un allié, qui avait pu côtoyé les Nantais (au moment de la mort de Guérech) et laisser ainsi l’abbaye à Thibault.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Thibaud (Thetbaldus)

Nous sommes alors dans la période sombre de l'Eglise, où de véritables dynasties se sont appropriées tous les titres, et les dignités cléricales.

Un prêtre nommé Loscoran, avait séduit une fille noble qui lui a donné un fils, Tetbaldus (Thibaud). Celui-ci devint évêque de Rennes, et épousa la fille d'Alveus, archidiacre de Nantes, dont il eut un fils Gautier. Devenu veuf, il s'est remarié avec une certaine Guénargant, avec qui il aura deux fils : Mainguené de la Guerche et Triscannus.

Il du avoir l'abbaye de Redon, aux environs de 990, et l'abandonna , dès qu'il pu obtenir l'évèché de Rennes entre 992 et 1008. Devenu âgé, il se fit abbé de Saint Melaine, tandis que son fils Gautier lui succédait à Rennes. Celui-ci se maria à son tour et eut un fils appelé Guérin, qui du vivant de son père et de son grand père devenait évêque de Rennes. A sa mort, il fut remplacé à l'évèché par son oncle Triscannus, dont nous allons parler plus loin.

 

 

 

 

 

 

Maynard

Il a été abbé de Redon et du Mont Saint Michel, sous le règne du Duc Geoffroy I, qui lui fit don de l'Ile de Guedel (Belle Ile). Il avait entre autre succédé à son oncle Maynard I-er qui avait déjà la charge abbatiale du Mont et qui décéda le 16 avril 991.

L'objectif du duc était la restauration monastique, car à la même époque, l'abbaye de Saint Gildas de Rhuys est relevé par le duc avec l'aide de l'abbaye de Saint Benoit sur Loire. Mais alors que Maynard demanda au duc de Normandie Richard de lui joindre un coadjuteur pour l'aider à diriger le Mont Saint Michel, lui permettant de mieux se consacrer au redressement de Redon, Richerd l'exclu et nomma Hildebert, abbé du Mont. Maynard a du mourir en 1009 ? 1019 ?

Est-il mort au mont ? à Redon ? Toujours est-il qu'au même moment, le Duc Allain nomma son oncle Catwallon à Redon.

 

 

 

 

 

 

Trescandus

Avec Triscan, nous revenons à la saga de la dynastie de Thibaud. Son Père a du intrigué pour que son fils succède à Maynard à l'abbaye de Redon. Le fait qu'il avait été lui-même abbé de Redon devait être pour lui un argument de poids, et le duc Alain III était encore bien jeune.

Lorsque le vieux Thibaud mourut, Triscan se précipita à Saint Melaine pour lui succéder, arguant du fait que comme son père, après l'abbaye de Redon, l'abbaye de Saint Melaine devait lui revenir. C'est là qu'Alain III, pu enfin nommé son oncle Catwallon.

Ce triscan, comme nous l'avons vu plus haut finira évêque de Rennes.

Il portait un surnom : "Tresgonellas" qui veut dire l'homme au 3 tuniques, tunique d'abbé de Redon, tunique d'abbé de Saint Melaine et tunique d'évêque de Rennes.

Nous voyons là, que au milieu de la simonie et du nicolaïsme, nous ne sommes pas dans les plus grande heure de l'abbaye de Redon.

 

 

 

 

Catuallon

1009-1041

Il était le frère du duc Geoffroy. Il semble avoir d'abord été prieur de Belle Île.

C'est sous son abbatiat que l'on a construit la première abbatiale romane, qui a achevé vers 1080 sous l'abbatiat de Almodus.

Il serait mort en 1041 selon la chronique de Quimperlé, mais en 1050, le pape Léon IX lui adressait une bulle. Il s'était sans doute démis de ses fonctions.

voir la charte 321

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hogonannus ?

connu uniquement par la chronique de Quimperlé. Dans le cartulaire de Redon, nous le retrouvons que dans la charte 322, où il n'est que prieur.

Perrenès 1041-1060

nommé abbé vers 1046 ou 1047. Mort le 21/5/1060

 

Almodus

1060-1084

nous avons aussi les années 1062-1083.

Aumod (Almodus) était le parent (neveu?) d'un certain Aumod, originaire du Mans, qui fut abbé du Mont Saint-Michel de 1027 à 1032, puis abbé de Cerisy la Forêt.

il fait confirmer en 1062 par l'évêque de Nantes, les donations accordées à son Abbaye. Il vivait en 1075

Nous le retrouvons dans la charte 235, à l'occasion de la fondation du prieuré de Lohéac.

Il est mort un 5 septembre

 

 

 

 

 

 

Bili

1084

Nous le retrouvons dans la charte 286, en 1062, en qualité de prieur, à l'occasion de la fondation du prieuré de Lohéac.

abbé en 1084, d'après la charte 335 à l'occasion de la fondation du prieuré de Chateaubourg

Le nécrologue de Landévennec le fait mourir un 28/10.

 

 

 

 

 

 

 

 

Robert

1086-1091

Il est abbé dès le 29/08/1086. En 1096, C'est Justin qui est abbé et en 1107, Robert est toujours vivant et vit à l'Abbaye. A-t-il abandonné sa charge pour cause de maladie ou de vieillesse ?

Il est mort un 20 avril

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Justin

1095

Justin se retrouve sur plusieurs chartes du cartulaire et fut d'abord prieur de l'abbaye. Il fut ensuite nommé abbé de Landévennec, suite à la mort de son prédécesseur Killae en 1085.

La nomination d'un moine de Redon, fut le fait du duc Alain Fergent, mais le contexte de cette nomination est inconnu.

Vers 1095 ou 1096, il est nommé abbé de Redon. Là encore on ignore les raisons de cette nomination et de ce transfert. Robert étant toujours vivant en 1107. Etait-il malade ? A-t-il commis une faute ?

Justin est mort le 10/10/1105

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gautier 1108 mort un 10 octobre

Hervé 1108-1133

en charge dès 1107 et jusqu'au 05/02/1134

Guillaume 1140

 

Yves

1144-1158

L'abbé Yves a du être puni de ses tentatives de falsification des titres de l'abbaye. Il fut relégué au monastère de Saint Aubin d'Angers. Une charte de donation de la paroisse de Plessé, en témoigne.

Il a du mourir un 18 Novembre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Silvestre 1164-1169

d'après J. Kersauson dans BHO V-ème année p557, Sylvestre , abbé de Redon est présent en 1160 à la réconciliation d'Eudon de Pontchâteau avec l'abbaye de Redon, au côté de l'évêque de Nantes, Bernard et de Tual, abbé de Saint Gildas des bois.

 

Vivien 1187

Daniel ?

Henri de Rioger ?

Robert Bisel ?

Jean

L'abbé Jean était un ami du duc Pierre Maucler. Le désordre sévissait dans l'abbaye et en 1224, plusieurs évêques de Bretagne demandèrent au saint siège qu'une réforme soit instituée. L'abbé de Savigny, Etienne de Lexington vint à Redon en tant que visiteur apostolique, déposa l'abbé Jean, publia quelques décrets de réforme et fit élire un nouvel abbé, Daniel. Il repartit croyant laisser le monastère en paix.

Jean de Guipry

1288-1307

On retrouve son nom en 1285 et il serait mort le 12 février 1307.

C'est sous sa responsabilité qu'est reconstruit le choeur de l'abbatiale. Le début de la construction de la tour gothique a pu commencer grâce à lui aussi.

Le nom de guipry, ne se retrouve pas dans la noblesse de la commune de Guipry, de Laigue affirme que la famille de Guipry serait issue des Lohéac.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Olivier de Berno

1308-1339

il fut nommé abbé le 6 mai 1308.

Guillaume Mollat, dans les Etudes et documents sur l'histoire de Bretagne (Annales de Bretagne, 25, 1 , 1909), nous fournit une pièce intéressante, il s'agit de la "Bulle de nomination d'Olivier de Berno, prieur de Lohéac, au diocèse de Saint-Malo, désigné par Jean de Castro, prieur de Massérac, au diocèse de Nantes, qui par voie de compromis avait été chargé par le prieur et le couvent de Redon de choisir le successeur de Jean de Guipry décédé, à l'exclusion toutefois de Nicolas de Tréal, moine du monastère".

Il semble donc que Nicolas de Tréal fut à un moment désigné ou du moins fut envisagé pour succéder à Jean de Guipry. Mais d'après la bulle, il semble que Nicolas était un parent (....frate Nicolao de Treal, monacho dicti monasterii, consanguineo predicti Johannis......). Une tentative de compromis entre les moines, et prieurs dépendant de Redon fut trouvée pour désigné Olivier de Berno.

Est-ce que Olivier était moine à l'Abbaye, à l'époque, aucune archive ne le confirme.

Guillaume Mollat a trouvé plusieurs mention de lui dans les archives du Vatican :

  • le 31 mai 1308 à Poitiers (là où sa nomination fut confirmée), il promet de payer 500 florins d'or pour son service commun et cinq menus services
  • le 12 mars 1309 lui est délivrée une quittance de 250 florins 8 sous, 3 petits tournois pour ses menus services
  • le 8 décembre 1310, payement du cens dû à l'église romaine et s'élevant chaque année à 3 besants d'or
  • 3 juin 1312 payement du cens dû à l'église romaine et s'élevant chaque année à 3 besants d'or
  • 23 février 1318, citation à comparaître en cour d'Avignon pour répondre de diverses accusations portées contre lui. Nous avons à ce sujet un curieux texte relatant un conflit entre le prieur de saint Nicolas de Redon et l'évêque de Nantes.
    je vous invite à aller le lire en cliquant ici
  • 21 janvier 1321 payement du cens
  • 15 décembre 1321 idem
  • 29 mai 1329 idem

Olivier serait mort le 15 septembre 1339, d'après Guillaume Mollat.

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean de Tréal

La famille de Tréal originaire de Carentoir s'est fondu vers 1500 dans la famille de Sévigné.

Jean était prieur de Ruffiac et fut nommé abbé de la Chaume le 13 mars 1331, par suite du transfert de l'abbé Nicolas de Tréal à l'Abbaye de Saint Melaine de Rennes. Jean, devait être un parent, un neveu de Nicolas.

Jean fut élu abbé de Redon par le pape le 4 novembre 1340.

A partir de la pentecôte 1343 (1/06), l'Abbaye de Redon est victime de dépradation des troupes de Jean de Monfort. L'abbé Jean, ayant pris parti pour Charles de Blois, est ammené en captivité à Elven. Il l'était encore en 1355. Les Papes Clément VI et Innocent VI essayèrent de protéger l'abbaye par les bulles du 4/3/1344 et du 4/8/1355..

A son retour de captivité, voyant la vulnérabilité de son abbaye et des faubourg, il décida de faire construire des remparts.

Jean mourut de 5 mars 1370.

Son frère Guillaume, mort en 1341, fut enterré dans la chapelle Ste Thérèse de l'enfant Jésus, ancienne chapelle de Tréal, dans l'Abbaye.

 

 

 

 

 

 

 

Mathieu ou Macé le Bar

1371-1383 ?

Nous avons un Mathieu Le Bart, qualifié de chancelier du duc, recevant un canonicat de Saint Martin de Tours en 1319, et canonicat de Rennes, écolâtrerie de Nantes, Chantrerie de Dol, et il a un neveu Jean Le Bart qui sera abbé de Saint Melaine. Est-ce que notre Mathieu abbé de Redon fait partie de cette famille ?

Guillaume Mollat dans Compétition de Guillaume de Trébiguet et de Guillaume Le Roux au siège abbatial de Saint-Sauveur de Redon , Annales de Bretagne, 24, 2 , 1909 Pages : p. 226-234 et Chronologie des abbés de Redon au 14e siècle, Annales de Bretagne, 25, 1 , 1909 Pages : p. 152-172 , nous donne quelques indications sur ce Mathieu :

Il est nommé abbé le 9 avril 1371

Une bulle du 2 mai 1371, autorise sa bénédiction par un évèque de son choix

le 14 juin 1381, il ratifie le traité de Guérande.

le 22 octobre 1382, il reçoit une quittance du duc, étant toujours abbé de Redon.

il dut mourir entre cette date et mai 1384, date à laquelle Guillaume de Trébiguet lui succède.

 

 

 

 

 

 

 

 

Guillaume de Trébiguet

1384-1390

Il fut profès du monastère cistercien de Lanvaux, au diocèse de Vannes, il sortit du cloître avec la permission de l'abbé Jean et entraîné par la vogue qui portait les gens d'église à entrer dans un ordre qui permettait de briguer les hautes dignités et les riches bénéfices, il entra comme moine à l'abbaye bénédictine de Saint Gildas des Bois, au diocèse de Nantes, sans toutefois se prémunir de l'autorisation du saint Siège. Devenu abbé de Sainte-Croix de Quimperlé, en 1381, il fut remplacé à cette charge par Robert Pépin dès la 26 mai 1384, c'est qu'il était déjà nommé abbé de Redon.

On le retrouve mentionné en 1385, 1386, 1387 et 1389.

A une date qu'on ignore, il semble que Guillaume de Trébiguet sur l'offre d'une rente viagère de 500 livre tournois et moyennant certaines autres conditions, consentit à se démettre de la charge d'abbé en faveur de Guillaume Le Roux ou Ruffier, abbé du Tronchet, diocèse de Dol, depuis le 1er Septembre 1384.

La cession de la charge semble avoir eu lieu avec le consentement de la hiérarchie car le 13 juin 1393, Raoul de Tournevache est pourvu de la charge d'abbé du Tronchet

Guillaume Le Roux au moment de prendre la charge de Redon se trouva confronter à un revirement de Guillaume de Trébiguet, qui contesta l'accord.

Le conflit fut porté jusqu'à Avignon et après moult délibération des cardinaux et du pape Benoit XII, une sentence définitive fut prononcée : Guillaume le Roux etait débouté de sa demande et silence perpétuel lui était imposé. "Nous déclarons, ajoutais le pape, que ni l'un ni l'autre des parties en litige n'a le droit sur l'abbaye et, s'il convient d'y pourvoir, nous voulons que toutes deux en soient privées ; nous considérons le monastère même comme vacant, réservant au saint Siège le soin d'y nommer. Cette sentence prononcée le 17 novembre 1395, ne fut signifiées aux intéressés que le 5 janvier 1396. Aux mêmes dates Raoul de Ponbriant fut désigné abbé de Redon.

Ce qui fut reproché aux deux Guillaume, c'est que leur accord était de la simonie.

Guillaume De Trébiguet, qui était redevenu simple moine à Redon tenta encore de s'opposer à la nomination et à l'arrivée de Raoul. Si bien qu'en avril 1396, le pape demanda aux évèques de Nantes, Vannes et d'Angers d'intervenir, d'obliger Guillaume à quitter l'abbaye et aux moines à jurer obéissance à Raoul, sous peine d'excommunions.

Un accord fut enfin trouvé, et Guillaume fut nommé prieur du prieuré de Massérac. J'ignore la date de sa mort.

Quant à Guillaume Le Roux, il succéda en 1397 à Raoul à l'abbaye de Saint Méen, quand il fut réhabilité.

Ce conflit nous montre les moeurs des abbés de Redon de l'époque, qui comme beaucoup de dignitaires du clergé étaient motivés par les bénéfices des charges.

 

 

 

 

 

 

 

 

Raoul de Pontbrient

Raoul fut nommé abbé le 17/11/1395, en succession de Guillaume de Trébiguet, suite aux conflits qui opposa Guillaume de Trébiguet à Guillaume le Roux.

Il était auparavant abbé de Saint Méen.

Cet abbé prêta serment au duc le 15 juillet 1396. Ses droits étant contestés, il se munit d'une sauvegarde royale du 7 septembre 1396. Il était encore abbé en 1402. J'ignore s'il résigna ou s'il mourut, car certains pensent que le Raoul II de Pontbrient qui succéda à Jean en 1419, était le même......

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean de Pontbrient

J'ignore l'explication de la présence de Jean de Pontbrient comme abbé en 1404, puisque Raoul redevint abbé par la suite.

Jean de Pontbriand, abbé de Redon était aussi conseiller du duc Jean V. Quand Jean V alla voir le roi de France pour lui rendre hommage, Jean l'accompagna et le 7 janvier 1404, durant la cérémonie, il eut la chance d'y retrouver son frère Pierre dit Hector de Pontbriand, qui fut un proche du roi et du duc d'Orléans.

Leur Père s'appelait Colin de Pontbriand et leur mère Jeanne de Mauny, ils se marièrent en 1352. Pierre était né vers 1460. Avec un autre de ses frères Olivier, Pierre commence dès 1380 une brillante carrière militaire pour le roi de France, et meurt en 1415.

C'est Olivier qui par son mariage assurera la descendance de la famille de Pontbriand.

En 1405, on retrouve l'abbé Jean à la cour de France, où il était venu chercher la duchesse Jeanne, fille du roi de France que le duc avait épousé le 26 janvier 1392, mais qui était resté à la cour à cause de son jeune âge. Il en profita pour traité des affaires pour le duc avec le roi. On le voit donc, l'abbé de Redon, était un personnage important et d'une famille de haute noblesse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Raoul II de Pontbrient

Tombeau de Raoul de Pontbrient dans l'abbatiale deRedon

 

J'ignore à l'heure actuelle, si c'est le même Raoul que précédemment, et j'ignore sa filiation avec Jean.

En 1421, il obtint du duc que la fabrique de monnaie établie à Redon ne porte aucun préjudice à l'Abbaye. C'est son successeur Guillaume Bodart qui obtint le départ de tous les monnayeurs.

Il dut résigner de sa charge d'abbé en 1422 et mourut le 18 décembre 1423.

Pour ma part, étant donné que l'on aimait pas la transmission de charge abbatiale dans une même famille, que dans la famille de Pontbriend on a déjà eu le cas de son frère appelé Pierre et Hector, et que la période n'est que de 25 ans, je pense que nous avons là qu'un seul et unique personnage.......

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Guillaume Bodard

1427-1428

Guillaume, sacristain de l'abbaye et conseiller du Duc, est élu abbé. Mais il ne semble par être resté abbé longtemps, et on retrouve un certain Simon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Simon Chesnel

Simon fut élu abbé de Redon à son tour en 1429, mais ne semble pas avoir été longtemps abbé, car il est remplacé Guillaume, nommé le 16 septembre de la même année. Simon fut moine de Landévennec, bachelier de la faculté de décret de l'université de Paris où il étudiait en 1415.

Simon, prieur de Batz, reçut l'office de sacristain de Saint Sauveur de Redon le 22 Mars 1424, en remplacement de Guillaume Bodart, conseiller du Duc, qui venait d'être élu abbé de Redon.

Aucune liste d'abbé ne mentionne ce Simon et c'est Marc Simon, dans son livre "L'abbaye de Landévennec de Saint Guénolé à nos jours" à la page 96 qui indique qu'il s'appelait Simon Chesnel.

Quel lien de parenté avec Guillaume Chesnel qui lui succède ?.....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Guillaume Chesnel

1429-1439

Il prêta serment au duc le 12 janvier 1432.Il était auparavant conseiller du duc .il mourut après le 10 avril 1439

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean de Sesmaisons

Le pape désigna Jean du Tertre, prieur de Donges, et le recommanda au Duc (2 décembre 1439). Mais le Duc soutenait celui que les moines avaient élu, et que le concile confirma, c'est à dire Yves le sénéchal.

Il fut relégué à l'Abbaye de Marmoutier.

Le 2 Septembre 1447, il reçut la charge de prieur de Sainte Croix de Nantes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Yves le sénéchal 1440-1467

fils d'Even le Sénéchal, seigneur de Kercado (en Saint Gonnery, 56) et de Jeanne La Vache. Nous retrouvons Even dans la réformation de 1427, en Naizin et Noyal Pontivy.

En, 1448, nous trouvons Thébaud le Sénéchal, seigneur de Kercado, il doit être le frère d'Yves, puis Guillaume en 1481 et Jehan en 1514.

Nous avons aussi un Jean Le sénéchal, sans doute frère d'Yves, âgé de 60 ans en 1451, doyen de Saint Brieuc, et un Pierre le Sénéchal, seigneur de la Roche-Sénéchal.

En 1441, il dut être impliqué dans la signature du concordat de Redon entre le clergé et le duc de Bretagne et le pape.

il fut le seul abbé de l'abbaye qui fut évêque de l'évêché de Redon (voir l'étude sur l'évèché de Redon)

En 1462, il y a un Michel le Sénéchal, secrétaire de l'abbaye de Redon, qui fut pourvu par le pape du prieuré d'Hédé, dépendant de l'abbaye de Saint Melaine, mais le duc s'opposa à cette nomination et le prieuré fut mis sous séquestre. Ce Michel devait avoir des liens familiaux avec Yves.

Yves meurt en 1467, et est enterré dans la chapelle des Ducs.

 

 

 

 

Alain de Coetivy

1468-1474

Alain de Coetivy né le 8 novembre1407 en Plounéventer dans le Léon. Sa mère, Catherine du Chastel est la soeur du fameux Tanguy du Chastel.

Il reçut le canonicat du Léon le 5 Juillet 1436 et il le cède le 30 octobre 1437, lorsqu'il est nommé évêque d'Avignon.

Créé Cardinal "in petto"par le pape Eugéne IV, confirmé par Nicolas V en Janvier 1447.

le 20 décembre 1448, il reçut le titre de St Praxède.

Evêque commendataire de Nîmes le 1er avril 1454, par transfert de son cousin Jean du Chastel, à Carcassone.

Evêque administrateur de Dol le 18 juin 1456.

Il devint, comme cardinal, évèque de Palestine le 7 juin 1465, puis de Sabine le 11 décembre 1472.

Il devint abbé (commendataire ?)  de l'abbaye de Redon en 1468.

Il meurt à Rome, en son palais du Campo de Fiori le 3 mai 1474.

A noter qu'il a possédé les bénéfices de la paroisse de Marsac, qu'il résigna à la prière de Pierre II le 4 septembre 1451.

Comme on le voit, ce breton fut l'un de ces archétypes qui cumula tant de fonction ecclésiastique........ Je ne sais s'il vint ne serait-ce qu'une fois à Redon........

 

 

 

 

Odet de la Rivière

1474-1492

Cet abbé fut sans doute élu et donc pas un abbé commenditaire, mais rien n'est sur, car il semble avoir été aussi abbé commenditaire de l'abbaye de Buzaie.

Il doit être le fils de Jehan de la Rivière, écuyer, puis conseiller de Jean V, puis président des comptes et commissaire enquêteur en 1444, sous François Ier. Il deviendra Chancelier sous Pierre II.

Son fils Robert de la Rivière, chantre de Rennes et trésorier de Nantes, fut désigné évêque de Rennes au dépend de Jacques d'Espinay (voir l'éphémère évèche de Redon), en remplacement de son oncle Guillaume Breillet.

Nous avons une famille "de la Rivière" à Tréduder (22). On y trouve en 1481, un Morice de la Rivière.

Cependant, dans le BAAB de 1903, le comte de Palys, nous donne d’autres éléments intéressants sur cet Odet de la Rivière, en estimant tout d’abord qu’au vu des armoiries que cet abbé a laissé sur divers objets que l’abbaye possédait encore en 1555, elles ne correspondaient aucunement avec celles les familles de la Rivière de Bretagne.

En effet, un inventaire de 1555 indique que l’abbaye possédait un « calice de M. Poncel des Rivières armoyrié de trois épées, (…)  « le livre de M. l’abbé Odet, » (..) ,  « la chapelle de M. l’abbé Odet »,  puis  « deux damoyres (Dalmatiques) de drap blanc et armorié des armes de l’abbé Odet, où sont trois épées »  et enfin sur la crosse que les abbés commendataires n’avaient plus le droit de porter, mais qui était conservée dans le trésor : « une crosse d’argent, riche, grande et fort bien façonnée, au dessous du pommeau de laquelle il y a deux écussons : d’or à trois épées de gueules, et deux crosses sur l’autre écusson. » ce dernier étant des armes particulières de l’abbaye »

Cela indique déjà que l’abbé Odet de la Rivière n’était point un abbé commenditaire.

Le comte de Palys a retrouvé les  armoiries de la famille Odet , « d’azur à trois épées d’argent en pal » dans le vieil Armorial de Guy Le Borgne. Donc Odet n’était nullement le prénom mais le patronyme de notre abbé.

De plus,le comte de la Palys a relevé cette note aux archives de Rennes : « Odet de la Rivière (sixte IV, 1476), recteur de Labatut, administrateur du prieuré de Maubourguet ».

Nous retrouvons ces deux lieux tout proche l’un de l’autre dans l’Ariège (65) et chose troublante, Labatut a évolué en Labatut-Rivière.  Mais pourquoi Odet de la Rivière possédait des titres dans cette région ?

Dans le dictionnaire de Bigorre, manuscrit de Larcher, auteur du XVIII ème  il est mentionné :

·         un « Odet de Rivière, ou de La Rivière, abbé de S. Sauveur et Redon »,. Ceci proviendrait d’une liste incomplète des prieur de Maubouguet.

·         Rivière Labatut : d’or  à trois épées de gueules en pal, la pointe  en haut, soutenant une couronne, les épées armées de sable ».

Nous voilà donc devant des données intéressantes…. Cet Odet de la Rivière est-il un Breton qui reçut des bénéfices et charges dans le Bigorre ou un bigourdan qui aurait reçu la crosse abbatiale ?

Sachant que le cardinal de Foix a été évèque de Vannes de 1476 à 1490, il est exclut d’envisager que c’est par l’entremise de ce personnage qu’un bigourdan a pu bénéficier de la charge abbatiale, sachant qu’Odet fut nommé abbé deux ans avant l’arrivée du cardinal à Vannes. De plus  le comte de la Palys affirme que le cardinal n’ayant pas résidé dans son diocèse, avait confié l’administration du dioscèse à Odet, il est donc apparu normal qu’il ait pu le gratifier alors de bénéfices  dans la région natale du cardinal.

Pour finir  comme on l’a vu, les inventaires de l’abbaye le nomme Odet du Pontcel ou Pontcel de  Rivière, hors le comte de Palys  nous donne la mention d’un certain Raoul de Grignart qui épousa en 1432 Raoulette du Pontcel en Trévon.

Il conclut donc que notre Odet du Pontcel fut d’origine Bretonne  de famille qui depuis ont disparu. Il a obtenu la charge d’abbé de Redon soit par héritage familiale soit par ses rapports avec le duc et les familles influentes de l’époque.

Ses rapports avec le cardinal de Foix font qu’il reçu des bénéfices dans le Bigorre, et qu’il en profita pour rajouter à son nom le patronyme « de la Rivière »

Toujours est-il qu’il sera le dernier abbé avant la mise en commande de l’abbaye.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Guillaume Gueguen

1492-1505

originaire de Lamballe, il fut archidiacre de Penthièvre dans le diocèse de Saint-Brieuc, deviendra archidiacre de la Mée et premier président de la chambre des comptes, puis chanoine de Nantes, notaire impérial et apostolique, secrétaire du duc François II depuis 1474. Il fut aussi prieur de Nozay et de Saint Jacques de Pirmil.

Il devint ensuite un proche et un protégé de la duchesse Anne.

En 1487, il est élu par le chapitre pour succéder à Pierre du Chaffaut , sur le siège épiscopale de Nantes, mais malgré le soutient de la duchesse, c'est Robert d'Espinay qui fut nommé par le pape. C'est la fameuse famille d'Espinay que l'on a déjà vu dans l'histoire de l'évéché de Redon.

Cette nomination est contesté tant par Guillaume que par la duchesse, et le conflit durent. En 1492, Guillaume obtient l'abbatiat de Redon ; est-ce un lot de consolation ???

En Aout 1493, Robert meurent, et le pape Alexandre VI nomme Jean, frère de Robert d'Espinay, évêque de Nantes, au grand dam de Guillaume et de la duchesse.

Le pape lui offrit en consolation l'évêché de Mirepoix, que Guillaume refuse.

En Octobre 1500, Jean d'Espinay est transféré sur le siège épicopale de Léon, et Guillaume peut enfin devenir évêque de Nantes. Il résigna alors de la charge d'abbé de Redon. J'ignore par contre s'il résigna de ses charges de prieur de Nozay et de Saint Jacques de Pirmil.

Durant toute sa vie, il fut très proche de la duchesse Anne qu'il accompagna a de nombreux voyage ; en retour, elle paya elle-même les frais du tombeau de l'évêque, dans la chapelle Sainte Madeleine, sculpté par Michel Colomb, celui qui avait fait le tombeau du duc François II, aux Carmes de Nantes.

Il mourut le 23 novembre 1506 à Nantes et est enterré en l'église Saint Pierre.

 

 

 

 

 

 

 

Antoine de Grignaux

1500-1505

d'après "l'intermédiaire des chercheurs et curieux : correspondance littéraire, "Notes and queries" français, questions et réponses, communications diverses à l'usage de tous, littérateurs et gens du monde, artistes, bibliophiles, archéologues, généalogistes, etc. 1896. 18. Vol. 34 - Sér. 4. Année 2. (2e semestre)." nous savons qu'Antoine de Grignaux a été abbé de Redon dès 1500. Son véritable nom est Antoine de Talleyrand-Grignols (grignaux). Il est le fils de Jean Talleyrand, seigneur de Grignols, prince de Chalais, chambellan de Charles VIII et de Marguerite de Turenne de la Tour.

Il fut élu évêque de Tréguier le 22 décembre 1505par le chapitre du diocèse, suite à la démission en sa faveur de son frère Jean, élu par le même chapitre le 21 novembre précédent.

Il a donc sans doute abandonné sa charge d'abbé à ce moment là.

Dom Morice, nous indique qu'il était en outre chevalier d'honneur de la reine Anne de Bretagne et de sa fille. Est-ce la raison pour laquelle il reçut des charges en Bretagne ?

Il mourut à Loches en 1537.

 

 

 

 

 

Pierre de Brignac

1506-1514

Cet abbé fut sans doute élu et donc pas un abbé commenditaire.

Le manoir de Brignac se trouve en Saint Guyomard, démembrement de Sérent (56).

Je pense que Pierre était le fils de Jehan Guillemet, seigneur de Brignac en 1427 et 1477, et on retrouve un Jean de Brignac en 1514, qui doit être sans doute un frère de Pierre.

Cette famille était donc noble et d'origine de la région.

Avant d'être élu abbé de Redon, il était abbé de l'abbaye Saint Gildas de Rhuis. Il abandonna alors cette charge.

 

 

 

 

 

Cardinal Louis de Roussy 1515-1520

 

 

Clément Champion

1524-1528

D'après une étude de Georges Salles (un traite au XVI ème siècles, Clément Cahmpion, valet de Chambre de François Ier"

Revue des questions historiques 1900. 1. Année 35. N.s. T. 24. (Juil.)

Ce personnage fut un intriguant pas très digne d'être abbé de Redon, mais c'est l'époque qui voulait ça……

Clément Champion semble être d'origine Bretonne, né entre 1490 et 1495 environ, et sans doute d'origine noble. Il fit des études et fut notamment condisciple de Louis de Bourbon-Vendôme, à peu près de 1505 à 1510.

Il fut ensuite attaché à titre d'écuyer, au pape Léon X. Vers la fin de 1519, Saint-Marsault, ambassadeur de France à Rome, l'emmena en France.

Clément Champion devint en 1522, valet de chambre ordinaire du roi François Ier, et fut après comme avant, chargé de diverses missions et ambassades.

  • Une mission à Rome vers décembre 1519
  • Une mission en Suisse en 1520
  • Une ambassade en Bohème durant l'été 1521
  • Deux ambassades à Venise en juin et en décembre 1522
  • Une mission en Italie à la fin de septembre 1523
  • Une ambassade à Rome en octobre 1523, ayant pour but l'élection par le concile d'un pape favorable à la France. Cette ambassade ne put être remplie, car Clément fut pris en route, le 31 octobre, par les vénitiens et à la prière de l'ambassadeur de l'empereur, resta en prison dans la citadelle de Brescia jusque vers le 1er mars 1524. Il fut délivré grâce à l'intervention du nouveau pape. C'est à cette occasion que le pape Clément VII, le donna la charge d'abbé de Redon
  • Une mission en Suisse en septembre 1524
  • Une mission auprès du marquis de Saluces en octobre 1524
  • une mission à Rome en novembre 1524, pour négocier, de concert avec l'ambassadeur de France à Rome un accord secret avec Clément VII et Venise.
  • une mission en Suisse en Juin 1525

Il rejoint le roi prisonnier à Madrid dès juin 1525, et le roi l'envoie en mission secrète en Provence et , il est de retour à Madrid en octobre 1525, c'est là qu'il commence à trahir le roi au profit de Charles Quint. A cette occasion, il rédigea deux mémoires ou il livre des tas d'informations dont il a pu avoir accès de part sa proximité avec le roi, et de son implication dans bon nombre de missions.

Vu ses occupations, j'ignore s'il eut le temps en 1524 et 1525, de venir jusqu'à Redon......

A partir de Novembre 1525, il est en Navarre, puis retourne à Tolède en décembre, aux côtés des ennemis du rois.

Puis, on lui fit quitter l'Espagne, sans doute pour lui éviter d'être pris par les français. Il séjourne en Franche-Comté puis à Namur, et au printemps 1527, à Malines.

Cette fuite lui fit perdre tous les bénéfices qu'il avait acquis..... l'abbaye de Redon, il était aussi chanoine de Notre Dame de Paris, et avait reçut la promesse de 1000 francs de bénéfices sur l'abbaye de Saint Julien de Tours et le pape s'était même engagé à lui donner le premier évêché vacant en Bretagne.

J'ignore ce qu'il advint de Clément. Est-il mort en 1528 ?

 

 

Jean Salviati

1528-1553

il serait né en 1510

Evêque de Ferrare. Cardinal à 27 ans, il ne résidera pas à Redon. Il est le petit fils de Laurent le Magnifique, fils de Jacques Salviati et par sa mère Lucrèse de Médicis, neveu du pape Léon X.

Il a du recevoir l'abbaye de Redon parce qu'il a participé à la négociation sur la libération de François Ier, lorsqu'il était détenue à Madrid au lendemain de Pavie (1525). A la même époque le pape Clément VII se réconciliait avec François Ier, suite au saccage de Rome par des soudards luthériens en 1527.

Il failli être élu pape en 1549.

Il tenta de réformer l'abbaye , malgré l'opposition des moines. On ne sait jusqu'à quel point il réussit.

Il meurt en 1563, donc aurait résigné de la charge d'abbé de REdon bien avant, en 1563, au bénéfice de Bernard Salviati, un neveu ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Cardinal Bernard Salviati 1553-1568

 

Paul-Hector Scotti

1566 ou 1568 ?-1596

Il appartient à une famille italienne alliée aux Sforza, Gonzague, Este et Médicis. Il tient la commende de l'abbaye de Redon de son oncle, le cardinal Salviati.

En 1573, il se trouva confronté à un conflit avec les moines de l'abbaye, procès au parlement et nous avons une curieuse charte de sa part sur une tentative de réforme de l'abbaye.

Nous avons la chance d'avoir beaucoup de document sur cet abbé et sur l'abbaye à son époque, "aveu au roi de 1580", "procès verbal d'une visite par un envoyé du roi en 1582".

Ce fut l'un des seuls abbés commendataires qui resta vivre dans le pays de Redon, certes pas à l'abbaye, mais dans la maison abbatiale de Brain.

 

 

 

 

 

 

 

Arthur d'Espinay

1600-1621

descendant de ce fameux Jacques d'Espinay, qui fut impliqué dans l'éphémère évêché de Redon, au XV ème siècle, Arthur est le fils de François, seigneur de Saint Luc, chevalier de l'ordre du roi, grand maitre de l'artillerie de France, et de Jeanne de Cossé, fut nommé à l'abbaye de Redon en 1600.

Il fit serment de fidélité au roi le 26 avril.

Il fit rétablir la maison abbatiale, et introduit dans le monastère, les pères de la société réformée de Bretagne. Il assista aux états généraux tenus à Paris en 1614, en qualité de député du clergé de Bretagne, et fit serment de fidélité au roi en 1618, pour les abbayes de Redon et de Rillé.

Le roi le nomma quelques mois après évêque de Marseille, et le fit commandeur de ses ordres. Alors qu'il agissait encore en faveur de la société de Bretagne, il meurt en 1621.

 

 

 

 

 

 

 

 

Armand-Jean du Plessis, Cardinal de Richelieu

1622-1642

Inutile de présenter en longueur ce célèbre personnage de l'histoire de France, il existe sur le net beaucoup de site à son sujet.

Cependant, il est intéressant de placer le personnage dans le contexte historique par rapport à l'abbaye de Redon.

L'abbaye n'était plus à l'époque qu'une source de revenu pour les hauts dignitaires du clergé gallican ou romain, comme la plupart des vieilles abbayes bénédictines ; et à l'intérieure de ces abbayes, depuis quelques temps, des moines essayaient de réformer les règles de vie, ( voir les réformes du XVII ème).

Richelieu, par sa puissance politique, reçut une multitude d'abbaye, et participa donc à la mise en place de la réforme de la congrégation de Saint Maur notamment à Redon.

Il ne vint jamais à Redon, malgré les légendes qui prétendent que c'est Richelieu qui voyant le donjon du château de Rieux des remparts de l'abbaye, exigea la destruction du château.

Par contre il sera souvent en conflit avec les moines de Redon, concernant la restauration des bâtiments de l'abbaye.

Il est né à Paris en 1585, d'une famille noble du Poitou, originaire du bourg de Richelieu, et avait pour père François du Plessis, capitaine des gardes de Henri IV. Il fut d'abord destiné aux armes, puis reçut les ordres et fut sacré en 1607 évêque de Luçon, n'ayant que 22 ans. Il mourut le 4 décembre 1642.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

César de Choiseul du Plessis-Praslin 1643-1648

Alexandre de Choiseul 1648-1652

Auguste de Choiseul 1652-1681

Théodore-Emmanuel de la Tour d'Auvergne 1681-1692

Henri-Oswald de la Tour d'Auvergne 1692-1747

mort le 23 avril

 

 

 

Henri-Louis-René Desnos ou Desnoës ou Des Nos

1740-1790 d'après Dom Jausions

1747-1790 d'après le Pouillé de De Corson

dernier abbé commendataire de l'abbaye.

Fils de Charles Des Nos, comte des Nos, seigneur de la Chérissière et d'Ernée ; et de Thérèse-Catherine des Nos, naquit le 7 janvier 1717 à Ernée, dans le diocèse du Mans.

Il fut chanoine du Mans, et pourvu de l'abbaye de Redon le 27 mais 1747 ; pourvu aussi de l'abbaye de Saint Evroult et vicaire général de Saint Brieuc.

Il fut nommé évèque de Rennes en 1761, en pris possession le 24 décembre et y entra solennellement le 3 avril 1762.

Le 24 Aout 1762, il est à Redon avec le duc d'Aiguillon.

Monseigneur Desnos s'attira les foudres du parlement de Bretagne en soutenant contre lui la cour du roi de France. Il fut alors transféré à Verdun en 1770.

Refusant de prêter serment à la constitution, il s'exila à Trèves dès 1791 et mourut en 1793 à Coblentz.

Son intérêt pour Redon était limité aux bénéfices qu'il en tirait, car suite à l'incendie de 1780, il n'aida en rien à accélérer la restauration de l'abbatiale.

 

Il fut évêque de Verdun

 

 

 

 

 

 

 

 

Dom Thomas Baudry

Né à Parigné l'Evêque (Sarthe), il a fait profession à Saint Augustin de Limoges à l'age de 34 ans le 2 décembre 1622.

Il présida à la fondation du séminaire Saint Louis à Toulouse et fut un temps à l'abbaye Saint Sabin de Lavedan.

Il faut nommé premier prieur de l'abbaye de Redon suite à l'introduction de la réforme de la congrégation de Saint Maur en 1628.

Il mourut à l'age de 41 an le 1er janvier 1630.

 

 

 

 

 

Dom Michel Pirou

En 1622, il est parmi les douze moines qui sont envoyés réformer le Mont Saint Michel.

Il est successivement prieur de Saint Corneille de Compiègne, Saint Fiacre en Brie et Saint Faron de Meaux avant d'être désigné prieur de l'abbaye de Redon en 1630. C'est à ce titre qu'il reçoit le 21 mai, la profession monastique de Dom Huynes. Est-ce que cela veut dire que Dom Huynes fut novice à Redon ?

En 1633, il est nommé prieur au Mont Saint Michel et le 14 octobre 1636, il élu visiteur de la province de Bourgogne. J'ignore pour l'instant son lieu et date de naissance et de mort.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dom Anselme des Rousseaux

1633-1633

en 1645, il fut nommé prieur de l'abbaye de Jummièges, mais au bout de six semaines, il fut demandé par la reine régente pour être le prieur des Blancs-Manteaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D. Romain Legault 1636-1639

D. Arsène Moriceau 1639-1642

D. Benoit Beaurepaire 1642-1645

D. Fabien Buteux 1645-1648

D. Dominique Guillard 1648-1651

ou Huillard

 

 

D. Timothée Bourgeois

1651-1654

nous le trouvons prieur de l'abbaye de Saint Wandrille de 1652 à 1654.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D. Columban Pilon 1654-1657

D. Ambroise Frégeac

1657-1660

Dom Antoine-Ambroise Frégeac ou Fregerat est né à Cros, diocèse de Saint Flour, profès à Saint Augustin de Limoges à 17 ans le 8/12/1635. Il rédigea un mémoire sur l'abbaye de Solignac.

Il est mort le 2/12/1672 à la Chaise-Dieu.

 

 

 

 

 

 

 

 

D. Joachim le Comtat 1660-1663

D. Victor Maréchal 1663-1669

D. Jean-Baptiste Godefroy

1669-1672 ?

Pierre-Jean-Baptiste Godefroy, né à Norville, diocèse de Rouen, profès à Jummièges le 28/6/1633 à 23 ans. En 1644, il était prieur à Saint Vincent du Mans. Il est mort le 14/07/1671 à Saint Melaine de Rennes.

Est-ce que cela voudrait dire qu'il était absent de Redon ?

 

 

 

 

 

 

 

D. Germain Cousin

prieur de l'abbaye de Redon de 1672 à 1675, il fut prieur de l'abbaye Saint Mathieu de Fineterre de 1669 à 1672.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D. Gérard Pinet 1675-1681

 

D. Laurent Hunault

1681-1684

Il est né à Craon, diocèse d'Angers, profès à 19 ans à Vendôme le 7/8/1642. Il fut prieur du Mont Saint Michel en 1671 ? et il fut prieur de Saint Wandrille de 1670 à1674 ?

Il est mort à Saint Nicolas d'Angers le 10 ou 20 avril 1697.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D. Pierre Danet 1684-1687

 

D. Maur Audren

1687-1693

Dom Maur Audren , alias Jean Audren de Kerdrel, né à Landunez, diocèse de Saint Pol de Léon. Il fit profession à l'âge de 18 ans à l'abbaye de Saint Melaine de Rennes le 17/01/1670 et meurt à Marmoutiers le 07/04/1725

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D. Henri Fermelis 1693-1699

D. Innocent Bonnefoy 1699-1702

D. Antoine Fournel 1702-1705

 

D. Magloire de Loz

1705-1708

Dom Magloire de Loz, né à Peumerit Cap, diocèse de Quimper, fit profession à l'âge de 19 ans à l'abbaye de Saint Melaine le 29/05/1671, et meurt à Marmoutiers le 27/08/1722. En 1711, il est visiteur de la congrégation pour la région de Chezal-Benoit..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D. Joseph Aubrée 1708-1714

 

 

D Altin Jumeau

1720-1723

Pour Dom Jumeau, j'ai trouvé ceci : Dom Altin Jumeau, né à Orléans, fit profession à l'âge de 18 ans, à Saint Florent de Saumur, le 02/07/1677. Il serait mort à Redon le 28/09/1721. Ce qui est en contradiction avec l'info que j'avais jusque là qui indique qu'il ne fut plus prieur en 1723.......

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D. Guillaume Roumain 1723-1726

 

D. François Diveu

prieur de 1714 à 1720 puis de 1726 à 1729

Nous avons un François Divet, vicaire à Toussaint, prieur d'Aubigné à partir de 1729, qui résigna en 1754

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D. Claude Patron

1729-1732

né à Machecoul, diocèse de Nantes. Il fit profès à 18 ans à Saint Florent de Saumur. Il résida un temps au Mont Saint Michel. Il est mort à l'abbaye de Redon le 4 avril 1733, était-il encore prieur ou était-il en retraite ?

 

 

 

 

 

 

 

 

D. Mathurin Lefresne en 1740

 

Dom Toussainty Rousset (Toussaint Roussel)

en 1759, il est prieur de l'abbaye Saint Mathieu de Fineterre, où il a du remplacé Dom Joseph Rechigné, qui avait été nommé prieur en 1757. Il ne l'était plus en 1760.

J'ignore quand il fut désigné prieur de Redon, 1760 ou 1762 ? Mais il l'était de 1762 à 1765.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D. Cotelle 1783-1788

 

Dom Pierre-Jean Le Breton

Il fut le dernier prieur de l'abbaye de Redon

Voici la biographie rédigé par René Kerviller et publié dans la revue historique de l'ouest.

Né à Rostronen le 8 mars 1752, décédé à Paris le 21 avril 1829.

"Fils de Pierre-François Le Breton, bailli de Quimperlé, le jeune Pierre-Jean fit ses premières études au collège de Quimper, immédiatement après la transformation qui suivit la dispersion des jésuites, et les continua chez les bénédictins de Tours, où il entra en 1769, à l'âge de 17 ans : mais il avoua plus tard que sa vocation ecclésiastique n'avait jamais été sérieuse et qu'il n'avait pris le froc que pour se soustraire aux obligations de la vie civile. Ce fut d'abord un laborieux.

Après avoir soutenu ses thèses au Mans en mai 1778, à l'âge de 26 ans, il fut nommé professeur de réthorique des candidats à Marmoutiers, en 1779, puis professeur de philosophie au Mans, en 1780, de théologie et de morale à la même résidence en 1782, enfin de théologie à Compiègne en 1785.

L'année suivante, la diète de la congrégation de Saint-Maur, assemblée à Paris, le choisit pour sécrétaire-greffier d'une commission spéciale, instituée dans le but de réformer les abus qui s'étaient introduits dans l'école militaire de Beaumont-en-Auge. En récompense des services qu'il rendit dans cette commission, on lui confia la chaire de droit canon à la résidence de Paris. Puis, le premier janvier 1788, il était nommé prieur du couvent d'Evron, dans le maine, et au mois de septembre de la même année, prieur de l'abbaye de Saint Sauveur de Redon."

Il était en rapport avec Théophile Laënnec, et R. Kerviller, en donne de large extrait d'une lettre de ce dernier, dans sa biographie.. Il semble d'après la lettre que Dom Le Breton avait le projet de faire intégrer le collège de Quimper dans la congrégation de Saint Maur, et qu'il en devienne le supérieur, mais les évènements de 1789 feront échoué ce projet.

"Le 20 avril 1789, Dom Le Breton est élu, par l'assemblé diocésaine de Vannes, député suppléant du clergé de ce diocèse au Etats-Généraux. Le vicaire perpétuel de la paroisse de Redon, l'abbé Loaisel, était élu député titulaire.

Mais Loaisel ne garda pas longtemps son mandat. Comme plusieurs de ses confrères de Nantes et de Rennes, il donna sa démission au mois de septembre 1789, et Dom Le Breton partit pour le remplacer en Octobre."

Il est à noter que peut de temps après, Loaisel voulut revenir sur sa démission, sans doute pour contrer l'attitude de Dom Le Breton. Il écrivit au bureau de l'Assemblée Nationale, mais on lui répondit que sa démission était irrévocable.

"L'Assemblé Nationale venait de quitter Versailles pour prendre siège à Paris. Dom Le Breton s'y distingua aussitôt par son enthousiasme pour le nouvel ordre de choses et poussa la mansuétude à un tel point qu'au mois de février 1790, quelques jours après l'incendie qui avait été allumé dans l'abbaye même de Redon, par le farouche Le Batteux pour en détruire les chartes et les titres de propriété, il montait à la tribune afin de réclamer l'indulgence de l'assemblée en faveur des pillards et des incendiaires compromis dans les troubles des campagnes. "J'ai disait-il, une lettre d'un vertueux laboureur par laquelle il m'atteste que plusieurs honnêtes gens qui excités par des libelles et par des écrits faux, avaient eu part aux désordes commis à Redon, n'avaient pas plutôt reconnu leur faute et leur erreur, qu'ils étaient devenus les amis du calme et de la paix ; que leur aveu seul démontrait leur innocence et sollicitait leur pardon. Et sans contredit, s'écria-t-il, la vie d'un honnète laboureur vaut sûrement mieux que cinquante charretées de vieux parchemins....".....

le 7 février 1790, Dom Le Breton fut nommé membre du comité ecclésiastique, qui le choisit le lendemain, pour sécrétaire général, chargé de faire la répartition du travail entre les 3 sections qui avaient chacune leur président et leur sécrétaire particulier. Il remplit ces fonctions sans interruption jusqu'au 30 septembre 1791, c'est à dire jusqu'à la dissolution de l'Assemblée Nationale ; et il prit en cette qualité une grande part à la constitution civile du clergé et surtout à son application. M. Sciout a publié à cet égard des documents d'une précision irréfutable dans lesquels le nom de Le Breton est associé, comme sécrétaire, à celui du président Expilly, pour exiger des municipalités l'exécution stricte et implacable des suppressions prononcées par les décrets.

Du reste, le prieur de Redon n'avait pas attendu l'établissement définitif du schisme en France pour jeter le froc aux orties. A la suite du décret du 13 février 1790, par lequel les voeux monastiques étaient abolis et la permission donnée aux victimes du cloitre de rentrer dans le sein de la société civile, les bénédictins de Saint Sauveur de Redon durent comparaitre le 9 Aout, devant le conseil de la commune pour déclarer à cet égard quelles étaient leurs intentions. Retenu à l'Assemblée, Le Breton déclara par écrit qu'il entendait jouir du bénéfice de la foi pour sortir du cloitre. A partir de ce moment il abandonna le costume monacal, puis même le costume ecclésiastique ; et son portrait de la collection Le Vachez le représente en perruque frisée et jabot de dentelles. Ce fut lui qui, le 14 septembre 1790, fit décréter le versement au trésor des reliquats des caisses des impositions du clergé : et cette mesure qui fut considérée comme spoliatrice, souleva de vives réclamations. Il semble inutile d'ajouter après cela qu'il fut l'un des premiers à prêter à la tribune le serment à la convention civile, mais j'insiste parce que Le Breton aggrava encore sa chute dans le schisme en publiant un écrit apologétique de cette constitution à l'établissement de laquelle il avait fort contribué, sous le titre : Lettre de P. J. Le Breton, ci-devant prieur de Redon, député à l'assemblé nationale à MM les ecclésiastiques du département du Morbihan. (document issue du site Gallica)

Après la dissolution de l'assemblé constituante, le Breton ne jugea pas à propos de revenir à Redon, où l'on cherchait cependant en vain un curé constitutionnel, et il préféra se rapprocher de son lieu de naissance, en se faisant donner la cure de Loudéac vacante par suite du refus de serment de l'abbé Ruello, député du clergé du diocèse de Saint Brieuc. Au grand scandale de tous les gens pieux, il inaugura sa cure en donnant un bal dans son presbytère le jour de la toussaint. Aussi, un tel dégagement de vieux préjugé le fit élire quelques jours après par les révolutionnaires du crû, memebre du conseil général de la commune de Loudéac. L'année suivante, en septembre 1792, il était élu président du district.

Mais les montagnards abolirent bientôt tout exercice du culte même constitutionnel, et il fallait vivre. Le 8 pluviose an II (6 février 1794), Le Breton s'étant adressé à le Maout, chargé d'organiser les atelier d'évaporation de salpêtre dans le département des Côtes du Nord, se fit nommer agent de la fabrication des salpêtres pour le disctrict de Loudéac. Cela dura 1 an. Le 6 pluviose an III, il était préposé au triage des titres du district de Quimper, et quelques mois après, en vendémiaire an IV, il était employé comme commis, avec son ex-collègue Guino, à l'administration centrale du département du Finistère. Là, il ne tarda pas à monter en grade et dès le mois de ventôse de la même année (février 1796), il devenait conservateur des hypothèques à Quimper.

Tant que dura le Directoire, cette position convint admirablement à l'ancien bénédictin qui avait définitivement rompu avec toute fonction éclessiastique ; mais lorsque le Consulat eut commencé la pacification religieuse, morsque les prêtres orthodoxes rentrèrent de l'exil et que l'on entrevit le moment où le schisme allait enfin cesser, Le Breton qui n'avait aucun désir de reprendre le sacerdoce, comprit que sa situation deviendrait fort difficile dans un pays aussi profondément religieux que la Bretagne ; il se décida donc à se retirer dans cet immense Paris qui cache tout, et il obtint en fructidor an VIII, par l'entremise de ses anciens amis arrivés au pouvoir, le poste de conservateur de la bibliothèque de la cour de cassation, avec logement au palais de Justice. Il en a publié le catalogue en 1819.

Notable et électeur de la Seine, membre non résidant de l'académie celtique, puis de la société des antiquaires de France qui succéda à cette Académie, il mourut à Paris, le 21 avril 1829.

Ses portraits lui donnent une figure maladive, émaciée, oeil en saillie dans une arcade caverneuse, physionomie étrange assez en harmonie avec la carrière sans suite que nous venons de parcourir. Je dois remarquer que plusieurs biographes l'ont confondu à tort avec un homonyme qui fut membre de la convention et du conseil des anciens pour l'Ille et Vilaine."

Cette biographie est certe quelque peu partiale..... Et il serait souhaitable d'obtenir un de ses portraits.........

 

 

 

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