Liste des abbés
Conwoion 832-868
Ritcandus 868-871
Liosic 871
Roenwallon 876 abbé contesté par la plupart des historiens
877-888
Il est le fils de Ratuili, machtiern de Sixt, celui-là même qui donna le territoire de Redon à Conwoion, pour fonder l'abbaye de Redon. Il est rentré enfant à l'abbaye, par la volonté de son père et de son frère Catworet.
Ce personnage est mentionnée dans deux chartes de
l’appendice, N° 51 & 52 comme abbé de Redon. Ce sont les chartes
concernant la guérison du fils d’Alain le Grand, et nous voyons là
qu’il est proche du duc.
D’autres chartes (ch N°27, 49, etc..) mentionne un
certain Fulcri, Fulcrad, avec parfois la
mention qu’il est prêtre….. Cela peut-il être notre Fulchric ? pourquoi pas….pour certaines
d’entre elles…..
Il est donc mentionné vers
888 et 895.
Il est intéressant de noter que la chronique de Nantes
mentionne à partir de 896, un évêque nommé Fulcherius, qui semble avoir reçu
des donations du duc Alain le Grand. Il sera remplacé par Isaïe qui est
mentionné en 914.
Peut-on envisager que Fulrich ait pu être transféré de
l’abbaye de Redon à l’évêché de Nantes ? Cela est tout à fait
plausible, quand on sait que cette théorie se reproduira pour Héroic quelques
années plus tard.
Il est normal que les chartes (de l’époque) à Redon ne
mentionnent pas son titre d’évêque, qu’il n’avait pas encore
reçu ; et il est compréhensible que
la chronique de Nantes qui énumèrent la liste des évêques, ne mentionne pas
leur fonction précédente.
Ritwaldus ?
Hailcobrant 904
Catuiant 910-913
Frère de Haimon, vicomte de Poitiers d'Aimeri Ier vicomte de Thouars, et de Savary qui succéda à son frère Aimeri.. Il était abbé de Redon lorsqu'on rendit le corps de Saint Maxent aux Poitevins. Par contre était-il déjà abbé de Redon en Mai 924, lorsque les moines quittèrent l'abbaye de Redon pour se replier sur l'abbaye de Saint Maxent ?
On le dit médecin et fut accusé d'avoir empoisonné Guérec, comte de Nantes et fils d'Alain Barbetorte. Aucune charte de Redon ne le mentionne, il est connu seulement par la chronique de Nantes.
Hors je viens de trouver dans les annales de Bretagne (tome XIII 1897)
p45-48, une étude de Ferdinand Lot , fort pertinente .
Héroic,
que l’on peut retrouver dans
diverses chartes et chronique sous les noms suivant : « Hervisus,
Herveus, Yrrvisus, Ervisus Heroicus » a été abbé de Redon au moins
jusqu’après Juillet 990, date à laquelle Hugues était encore évêque de
Nantes. Ferdinand Lot estime qu’alors l’abbé de Redon a été nommé
évêque de Nantes.
Il
restera évêque jusqu’en 1004 environ, et il mourut à Blois auprès des
comtes de Chartres
Le
Cartulaire de Redon ne parle pas de ce personnage tout comme elle ne parle pas
des suivants. De plus, la chronique de Nantes, tout en étant une source d’information unique, nous
donne une version très partisane des choses…. Hors la rumeur de
l’empoisonnement peut très bien avoir été lancé par des Nantais
nostalgiques et opposé à l’émergence de
Nous sommes alors dans la période sombre de l'Eglise, où de véritables dynasties se sont appropriées tous les titres, et les dignités cléricales.
Un prêtre nommé Loscoran, avait séduit une fille noble qui lui a donné un fils, Tetbaldus (Thibaud). Celui-ci devint évêque de Rennes, et épousa la fille d'Alveus, archidiacre de Nantes, dont il eut un fils Gautier. Devenu veuf, il s'est remarié avec une certaine Guénargant, avec qui il aura deux fils : Mainguené de la Guerche et Triscannus.
Il du avoir l'abbaye de Redon, aux environs de 990, et l'abandonna , dès qu'il pu obtenir l'évèché de Rennes entre 992 et 1008. Devenu âgé, il se fit abbé de Saint Melaine, tandis que son fils Gautier lui succédait à Rennes. Celui-ci se maria à son tour et eut un fils appelé Guérin, qui du vivant de son père et de son grand père devenait évêque de Rennes. A sa mort, il fut remplacé à l'évèché par son oncle Triscannus, dont nous allons parler plus loin.
Il a été abbé de Redon et du Mont Saint Michel, sous le règne du Duc Geoffroy I, qui lui fit don de l'Ile de Guedel (Belle Ile). Il avait entre autre succédé à son oncle Maynard I-er qui avait déjà la charge abbatiale du Mont et qui décéda le 16 avril 991.
L'objectif du duc était la restauration monastique, car à la même époque, l'abbaye de Saint Gildas de Rhuys est relevé par le duc avec l'aide de l'abbaye de Saint Benoit sur Loire. Mais alors que Maynard demanda au duc de Normandie Richard de lui joindre un coadjuteur pour l'aider à diriger le Mont Saint Michel, lui permettant de mieux se consacrer au redressement de Redon, Richerd l'exclu et nomma Hildebert, abbé du Mont. Maynard a du mourir en 1009 ? 1019 ?
Est-il mort au mont ? à Redon ? Toujours est-il qu'au même moment, le Duc Allain nomma son oncle Catwallon à Redon.
Avec Triscan, nous revenons à la saga de la dynastie de Thibaud. Son Père a du intrigué pour que son fils succède à Maynard à l'abbaye de Redon. Le fait qu'il avait été lui-même abbé de Redon devait être pour lui un argument de poids, et le duc Alain III était encore bien jeune.
Lorsque le vieux Thibaud mourut, Triscan se précipita à Saint Melaine pour lui succéder, arguant du fait que comme son père, après l'abbaye de Redon, l'abbaye de Saint Melaine devait lui revenir. C'est là qu'Alain III, pu enfin nommé son oncle Catwallon.
Ce triscan, comme nous l'avons vu plus haut finira évêque de Rennes.
Il portait un surnom : "Tresgonellas" qui veut dire l'homme au 3 tuniques, tunique d'abbé de Redon, tunique d'abbé de Saint Melaine et tunique d'évêque de Rennes.
Nous voyons là, que au milieu de la simonie et du nicolaïsme, nous ne sommes pas dans les plus grande heure de l'abbaye de Redon.
1009-1041
Il était le frère du duc Geoffroy. Il semble avoir d'abord été prieur de Belle Île.
C'est sous son abbatiat que l'on a construit la première abbatiale romane, qui a achevé vers 1080 sous l'abbatiat de Almodus.
Il serait mort en 1041 selon la chronique de Quimperlé, mais en 1050, le pape Léon IX lui adressait une bulle. Il s'était sans doute démis de ses fonctions.
voir la charte 321
Hogonannus ?
connu uniquement par la chronique de Quimperlé. Dans le cartulaire de Redon, nous le retrouvons que dans la charte 322, où il n'est que prieur.
Perrenès 1041-1060
nommé abbé vers 1046 ou 1047. Mort le 21/5/1060
1060-1084
nous avons aussi les années 1062-1083.
Aumod (Almodus) était le parent (neveu?) d'un certain Aumod, originaire du Mans, qui fut abbé du Mont Saint-Michel de 1027 à 1032, puis abbé de Cerisy la Forêt.
il fait confirmer en 1062 par l'évêque de Nantes, les donations accordées à son Abbaye. Il vivait en 1075
Nous le retrouvons dans la charte 235, à l'occasion de la fondation du prieuré de Lohéac.
Il est mort un 5 septembre
1084
Nous le retrouvons dans la charte 286, en 1062, en qualité de prieur, à l'occasion de la fondation du prieuré de Lohéac.
abbé en 1084, d'après la charte 335 à l'occasion de la fondation du prieuré de Chateaubourg
Le nécrologue de Landévennec le fait mourir un 28/10.
1086-1091
Il est abbé dès le
29/08/1086. En
Il est mort un 20 avril
1095
Justin se retrouve sur plusieurs chartes du cartulaire et fut d'abord prieur de l'abbaye. Il fut ensuite nommé abbé de Landévennec, suite à la mort de son prédécesseur Killae en 1085.
La nomination d'un moine de Redon, fut le fait du duc Alain Fergent, mais le contexte de cette nomination est inconnu.
Vers 1095 ou 1096, il est nommé abbé de Redon. Là encore on ignore les raisons de cette nomination et de ce transfert. Robert étant toujours vivant en 1107. Etait-il malade ? A-t-il commis une faute ?
Justin est mort le 10/10/1105
Gautier 1108 mort un 10 octobre
Hervé 1108-1133
en charge dès 1107 et jusqu'au 05/02/1134
Guillaume 1140
1144-1158
L'abbé Yves a du être puni de ses tentatives de falsification des titres de l'abbaye. Il fut relégué au monastère de Saint Aubin d'Angers. Une charte de donation de la paroisse de Plessé, en témoigne.
Il a du mourir un 18 Novembre
Silvestre 1164-1169
d'après J. Kersauson dans BHO V-ème année p557, Sylvestre , abbé de Redon est présent en 1160 à la réconciliation d'Eudon de Pontchâteau avec l'abbaye de Redon, au côté de l'évêque de Nantes, Bernard et de Tual, abbé de Saint Gildas des bois.
Vivien 1187
Henri de Rioger ?
Robert Bisel ?
Jean
L'abbé Jean était un ami du
duc Pierre Maucler. Le désordre sévissait dans l'abbaye et en 1224, plusieurs
évêques de Bretagne demandèrent au saint siège qu'une réforme soit instituée.
L'abbé de Savigny, Etienne de Lexington vint à Redon en tant que visiteur
apostolique, déposa l'abbé Jean, publia quelques décrets de réforme et fit
élire un nouvel abbé,
1288-1307
On retrouve son nom en 1285 et il serait mort le 12 février 1307.
C'est sous sa responsabilité qu'est reconstruit le choeur de l'abbatiale. Le début de la construction de la tour gothique a pu commencer grâce à lui aussi.
Le nom de guipry, ne se retrouve pas dans la noblesse de la commune de Guipry, de Laigue affirme que la famille de Guipry serait issue des Lohéac.
1308-1339
il fut nommé abbé le 6 mai 1308.
Guillaume Mollat, dans les
Etudes et documents sur l'histoire de Bretagne (Annales de Bretagne, 25, 1 ,
1909), nous fournit une pièce intéressante, il s'agit de
Il semble donc que Nicolas de Tréal fut à un moment désigné ou du moins fut envisagé pour succéder à Jean de Guipry. Mais d'après la bulle, il semble que Nicolas était un parent (....frate Nicolao de Treal, monacho dicti monasterii, consanguineo predicti Johannis......). Une tentative de compromis entre les moines, et prieurs dépendant de Redon fut trouvée pour désigné Olivier de Berno.
Est-ce que Olivier était moine à l'Abbaye, à l'époque, aucune archive ne le confirme.
Guillaume Mollat a trouvé plusieurs mention de lui dans les archives du Vatican :
Olivier serait mort le 15 septembre 1339, d'après Guillaume Mollat.
La famille de Tréal originaire de Carentoir s'est fondu vers 1500 dans la famille de Sévigné.
Jean était prieur de Ruffiac et fut nommé abbé de la Chaume le 13 mars 1331, par suite du transfert de l'abbé Nicolas de Tréal à l'Abbaye de Saint Melaine de Rennes. Jean, devait être un parent, un neveu de Nicolas.
Jean fut élu abbé de Redon par le pape le 4 novembre 1340.
A partir de la pentecôte 1343 (1/06), l'Abbaye de Redon est victime de dépradation des troupes de Jean de Monfort. L'abbé Jean, ayant pris parti pour Charles de Blois, est ammené en captivité à Elven. Il l'était encore en 1355. Les Papes Clément VI et Innocent VI essayèrent de protéger l'abbaye par les bulles du 4/3/1344 et du 4/8/1355..
A son retour de captivité, voyant la vulnérabilité de son abbaye et des faubourg, il décida de faire construire des remparts.
Jean mourut de 5 mars 1370.
Son frère Guillaume, mort
en 1341, fut enterré dans
1371-1383 ?
Nous avons un Mathieu Le Bart, qualifié de chancelier du duc, recevant un canonicat de Saint Martin de Tours en 1319, et canonicat de Rennes, écolâtrerie de Nantes, Chantrerie de Dol, et il a un neveu Jean Le Bart qui sera abbé de Saint Melaine. Est-ce que notre Mathieu abbé de Redon fait partie de cette famille ?
Guillaume Mollat dans Compétition de Guillaume de Trébiguet et de Guillaume Le Roux au siège abbatial de Saint-Sauveur de Redon , Annales de Bretagne, 24, 2 , 1909 Pages : p. 226-234 et Chronologie des abbés de Redon au 14e siècle, Annales de Bretagne, 25, 1 , 1909 Pages : p. 152-172 , nous donne quelques indications sur ce Mathieu :
Il est nommé abbé le 9 avril 1371
Une bulle du 2 mai 1371, autorise sa bénédiction par un évèque de son choix
le 14 juin 1381, il ratifie le traité de Guérande.
le 22 octobre 1382, il reçoit une quittance du duc, étant toujours abbé de Redon.
il dut mourir entre cette date et mai 1384, date à laquelle Guillaume de Trébiguet lui succède.
1384-1390
Il fut profès du monastère cistercien de Lanvaux, au diocèse de Vannes, il sortit du cloître avec la permission de l'abbé Jean et entraîné par la vogue qui portait les gens d'église à entrer dans un ordre qui permettait de briguer les hautes dignités et les riches bénéfices, il entra comme moine à l'abbaye bénédictine de Saint Gildas des Bois, au diocèse de Nantes, sans toutefois se prémunir de l'autorisation du saint Siège. Devenu abbé de Sainte-Croix de Quimperlé, en 1381, il fut remplacé à cette charge par Robert Pépin dès la 26 mai 1384, c'est qu'il était déjà nommé abbé de Redon.
On le retrouve mentionné en 1385, 1386, 1387 et 1389.
A une date qu'on ignore, il
semble que Guillaume de Trébiguet sur l'offre d'une rente viagère de
La cession de la charge semble avoir eu lieu avec le consentement de la hiérarchie car le 13 juin 1393, Raoul de Tournevache est pourvu de la charge d'abbé du Tronchet
Guillaume Le Roux au moment de prendre la charge de Redon se trouva confronter à un revirement de Guillaume de Trébiguet, qui contesta l'accord.
Le conflit fut porté jusqu'à Avignon et après moult délibération des cardinaux et du pape Benoit XII, une sentence définitive fut prononcée : Guillaume le Roux etait débouté de sa demande et silence perpétuel lui était imposé. "Nous déclarons, ajoutais le pape, que ni l'un ni l'autre des parties en litige n'a le droit sur l'abbaye et, s'il convient d'y pourvoir, nous voulons que toutes deux en soient privées ; nous considérons le monastère même comme vacant, réservant au saint Siège le soin d'y nommer. Cette sentence prononcée le 17 novembre 1395, ne fut signifiées aux intéressés que le 5 janvier 1396. Aux mêmes dates Raoul de Ponbriant fut désigné abbé de Redon.
Ce qui fut reproché aux deux Guillaume, c'est que leur accord était de la simonie.
Guillaume De Trébiguet, qui était redevenu simple moine à Redon tenta encore de s'opposer à la nomination et à l'arrivée de Raoul. Si bien qu'en avril 1396, le pape demanda aux évèques de Nantes, Vannes et d'Angers d'intervenir, d'obliger Guillaume à quitter l'abbaye et aux moines à jurer obéissance à Raoul, sous peine d'excommunions.
Un accord fut enfin trouvé, et Guillaume fut nommé prieur du prieuré de Massérac. J'ignore la date de sa mort.
Quant à Guillaume Le Roux, il succéda en 1397 à Raoul à l'abbaye de Saint Méen, quand il fut réhabilité.
Ce conflit nous montre les moeurs des abbés de Redon de l'époque, qui comme beaucoup de dignitaires du clergé étaient motivés par les bénéfices des charges.
Raoul fut nommé abbé le 17/11/1395, en succession de Guillaume de Trébiguet, suite aux conflits qui opposa Guillaume de Trébiguet à Guillaume le Roux.
Il était auparavant abbé de Saint Méen.
Cet abbé prêta serment au duc le 15 juillet 1396. Ses droits étant contestés, il se munit d'une sauvegarde royale du 7 septembre 1396. Il était encore abbé en 1402. J'ignore s'il résigna ou s'il mourut, car certains pensent que le Raoul II de Pontbrient qui succéda à Jean en 1419, était le même......
J'ignore l'explication de la présence de Jean de Pontbrient comme abbé en 1404, puisque Raoul redevint abbé par la suite.
Jean de Pontbriand, abbé de Redon était aussi conseiller du duc Jean V. Quand Jean V alla voir le roi de France pour lui rendre hommage, Jean l'accompagna et le 7 janvier 1404, durant la cérémonie, il eut la chance d'y retrouver son frère Pierre dit Hector de Pontbriand, qui fut un proche du roi et du duc d'Orléans.
Leur Père s'appelait Colin de Pontbriand et leur mère Jeanne de Mauny, ils se marièrent en 1352. Pierre était né vers 1460. Avec un autre de ses frères Olivier, Pierre commence dès 1380 une brillante carrière militaire pour le roi de France, et meurt en 1415.
C'est Olivier qui par son mariage assurera la descendance de la famille de Pontbriand.
En 1405, on retrouve l'abbé
Jean à la cour de France, où il était venu chercher
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Tombeau de Raoul de Pontbrient dans l'abbatiale deRedon |
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J'ignore à l'heure actuelle, si c'est le même Raoul que précédemment, et j'ignore sa filiation avec Jean. En 1421, il obtint du duc que la fabrique de monnaie établie à Redon ne porte aucun préjudice à l'Abbaye. C'est son successeur Guillaume Bodart qui obtint le départ de tous les monnayeurs. Il dut résigner de sa charge d'abbé en 1422 et mourut le 18 décembre 1423. Pour ma part, étant donné que l'on aimait pas la transmission de charge abbatiale dans une même famille, que dans la famille de Pontbriend on a déjà eu le cas de son frère appelé Pierre et Hector, et que la période n'est que de 25 ans, je pense que nous avons là qu'un seul et unique personnage.......
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1427-1428
Guillaume, sacristain de l'abbaye et conseiller du Duc, est élu abbé. Mais il ne semble par être resté abbé longtemps, et on retrouve un certain Simon.
Simon fut élu abbé de Redon à son tour en 1429, mais ne semble pas avoir été longtemps abbé, car il est remplacé Guillaume, nommé le 16 septembre de la même année. Simon fut moine de Landévennec, bachelier de la faculté de décret de l'université de Paris où il étudiait en 1415.
Simon, prieur de Batz, reçut l'office de sacristain de Saint Sauveur de Redon le 22 Mars 1424, en remplacement de Guillaume Bodart, conseiller du Duc, qui venait d'être élu abbé de Redon.
Aucune liste d'abbé ne mentionne ce Simon et c'est Marc Simon, dans son livre "L'abbaye de Landévennec de Saint Guénolé à nos jours" à la page 96 qui indique qu'il s'appelait Simon Chesnel.
Quel lien de parenté avec Guillaume Chesnel qui lui succède ?.....
1429-1439
Il prêta serment au duc le 12 janvier 1432.Il était auparavant conseiller du duc .il mourut après le 10 avril 1439
Le pape désigna Jean du Tertre, prieur de Donges, et le recommanda au Duc (2 décembre 1439). Mais le Duc soutenait celui que les moines avaient élu, et que le concile confirma, c'est à dire Yves le sénéchal.
Il fut relégué à l'Abbaye de Marmoutier.
Le 2 Septembre 1447, il reçut la charge de prieur de Sainte Croix de Nantes.
fils d'Even le Sénéchal,
seigneur de Kercado (en Saint Gonnery, 56) et de Jeanne
En, 1448, nous trouvons Thébaud le Sénéchal, seigneur de Kercado, il doit être le frère d'Yves, puis Guillaume en 1481 et Jehan en 1514.
Nous avons aussi un Jean Le sénéchal, sans doute frère d'Yves, âgé de 60 ans en 1451, doyen de Saint Brieuc, et un Pierre le Sénéchal, seigneur de la Roche-Sénéchal.
En 1441, il dut être impliqué dans la signature du concordat de Redon entre le clergé et le duc de Bretagne et le pape.
il fut le seul abbé de l'abbaye qui fut évêque de l'évêché de Redon (voir l'étude sur l'évèché de Redon)
En 1462, il y a un Michel le Sénéchal, secrétaire de l'abbaye de Redon, qui fut pourvu par le pape du prieuré d'Hédé, dépendant de l'abbaye de Saint Melaine, mais le duc s'opposa à cette nomination et le prieuré fut mis sous séquestre. Ce Michel devait avoir des liens familiaux avec Yves.
Yves meurt en 1467, et est enterré dans la chapelle des Ducs.
1468-1474
Alain de Coetivy né le 8 novembre1407 en Plounéventer dans le Léon. Sa mère, Catherine du Chastel est la soeur du fameux Tanguy du Chastel.
Il reçut le canonicat du Léon le 5 Juillet 1436 et il le cède le 30 octobre 1437, lorsqu'il est nommé évêque d'Avignon.
Créé Cardinal "in petto"par le pape Eugéne IV, confirmé par Nicolas V en Janvier 1447.
le 20 décembre 1448, il reçut le titre de St Praxède.
Evêque commendataire de Nîmes le 1er avril 1454, par transfert de son cousin Jean du Chastel, à Carcassone.
Evêque administrateur de Dol le 18 juin 1456.
Il devint, comme cardinal, évèque de Palestine le 7 juin 1465, puis de Sabine le 11 décembre 1472.
Il devint abbé (commendataire ?) de l'abbaye de Redon en 1468.
Il meurt à Rome, en son palais du Campo de Fiori le 3 mai 1474.
A noter qu'il a possédé les bénéfices de la paroisse de Marsac, qu'il résigna à la prière de Pierre II le 4 septembre 1451.
Comme on le voit, ce breton fut l'un de ces archétypes qui cumula tant de fonction ecclésiastique........ Je ne sais s'il vint ne serait-ce qu'une fois à Redon........
1474-1492
Cet abbé fut sans doute élu et donc pas un abbé commenditaire, mais rien n'est sur, car il semble avoir été aussi abbé commenditaire de l'abbaye de Buzaie.
Il doit être le fils de Jehan de la Rivière, écuyer, puis conseiller de Jean V, puis président des comptes et commissaire enquêteur en 1444, sous François Ier. Il deviendra Chancelier sous Pierre II.
Son fils Robert de la Rivière, chantre de Rennes et trésorier de Nantes, fut désigné évêque de Rennes au dépend de Jacques d'Espinay (voir l'éphémère évèche de Redon), en remplacement de son oncle Guillaume Breillet.
Nous avons une famille
"de la Rivière" à Tréduder (22). On y trouve en 1481, un Morice de la
Rivière.
Cependant, dans le BAAB de
1903, le comte de Palys, nous donne d’autres éléments intéressants sur
cet Odet de la Rivière, en estimant tout d’abord qu’au vu des
armoiries que cet abbé a laissé sur divers objets que l’abbaye possédait
encore en 1555, elles ne correspondaient aucunement avec celles les familles de
la Rivière de Bretagne.
En effet, un inventaire de
1555 indique que l’abbaye possédait un « calice de M. Poncel des
Rivières armoyrié de trois épées, (…) « le livre de M.
l’abbé Odet, » (..) , « la chapelle de M. l’abbé
Odet », puis « deux
damoyres (Dalmatiques) de drap blanc et armorié des armes de l’abbé Odet,
où sont trois épées » et enfin sur
la crosse que les abbés commendataires n’avaient plus le droit de porter,
mais qui était conservée dans le trésor : « une crosse
d’argent, riche, grande et fort bien façonnée, au dessous du pommeau de
laquelle il y a deux écussons : d’or à trois épées de gueules, et
deux crosses sur l’autre écusson. » ce dernier étant des armes
particulières de l’abbaye »
Cela indique déjà que
l’abbé Odet de la Rivière n’était point un abbé commenditaire.
Le comte de Palys a
retrouvé les armoiries de
De plus,le comte de la
Palys a relevé cette note aux archives de Rennes : « Odet de la
Rivière (sixte IV, 1476), recteur de Labatut, administrateur du prieuré de
Maubourguet ».
Nous retrouvons ces deux
lieux tout proche l’un de l’autre dans l’Ariège (65) et chose
troublante, Labatut a évolué en Labatut-Rivière. Mais pourquoi Odet de la Rivière possédait
des titres dans cette région ?
Dans le dictionnaire de
Bigorre, manuscrit de Larcher, auteur du XVIII ème il est mentionné :
·
un « Odet de Rivière, ou de La Rivière, abbé de S. Sauveur
et Redon »,. Ceci proviendrait d’une liste incomplète des prieur
de Maubouguet.
·
Rivière Labatut : d’or à trois épées de gueules en pal, la
pointe en haut, soutenant une couronne,
les épées armées de sable ».
Nous voilà donc devant des
données intéressantes…. Cet Odet de la Rivière est-il un Breton qui reçut
des bénéfices et charges dans le Bigorre ou un bigourdan qui aurait reçu la
crosse abbatiale ?
Sachant que le cardinal de
Foix a été évèque de Vannes de 1476 à 1490, il est exclut d’envisager que
c’est par l’entremise de ce personnage qu’un bigourdan a pu
bénéficier de la charge abbatiale, sachant qu’Odet fut nommé abbé deux
ans avant l’arrivée du cardinal à Vannes. De plus le comte de la Palys affirme que le cardinal
n’ayant pas résidé dans son diocèse, avait confié l’administration
du dioscèse à Odet, il est donc apparu normal qu’il ait pu le gratifier
alors de bénéfices dans la région natale
du cardinal.
Pour finir comme on l’a vu, les inventaires de
l’abbaye le nomme Odet du Pontcel ou Pontcel de Rivière, hors le comte de Palys nous donne la mention d’un certain
Raoul de Grignart qui épousa en 1432 Raoulette du Pontcel en Trévon.
Il conclut donc que notre
Odet du Pontcel fut d’origine Bretonne
de famille qui depuis ont disparu. Il a obtenu la charge d’abbé de
Redon soit par héritage familiale soit par ses rapports avec le duc et les
familles influentes de l’époque.
Ses rapports avec le
cardinal de Foix font qu’il reçu des bénéfices dans le Bigorre, et
qu’il en profita pour rajouter à son nom le patronyme « de la
Rivière »
Toujours est-il qu’il
sera le dernier abbé avant la mise en commande de l’abbaye.
1492-1505
originaire de Lamballe, il fut archidiacre de Penthièvre dans le diocèse de Saint-Brieuc, deviendra archidiacre de la Mée et premier président de la chambre des comptes, puis chanoine de Nantes, notaire impérial et apostolique, secrétaire du duc François II depuis 1474. Il fut aussi prieur de Nozay et de Saint Jacques de Pirmil.
Il devint ensuite un proche
et un protégé de
En 1487, il est élu par le chapitre pour succéder à Pierre du Chaffaut , sur le siège épiscopale de Nantes, mais malgré le soutient de la duchesse, c'est Robert d'Espinay qui fut nommé par le pape. C'est la fameuse famille d'Espinay que l'on a déjà vu dans l'histoire de l'évéché de Redon.
Cette nomination est contesté tant par Guillaume que par la duchesse, et le conflit durent. En 1492, Guillaume obtient l'abbatiat de Redon ; est-ce un lot de consolation ???
En Aout 1493, Robert meurent, et le pape Alexandre VI nomme Jean, frère de Robert d'Espinay, évêque de Nantes, au grand dam de Guillaume et de la duchesse.
Le pape lui offrit en consolation l'évêché de Mirepoix, que Guillaume refuse.
En Octobre 1500, Jean d'Espinay est transféré sur le siège épicopale de Léon, et Guillaume peut enfin devenir évêque de Nantes. Il résigna alors de la charge d'abbé de Redon. J'ignore par contre s'il résigna de ses charges de prieur de Nozay et de Saint Jacques de Pirmil.
Durant toute sa vie, il fut
très proche de
Il mourut le 23 novembre 1506 à Nantes et est enterré en l'église Saint Pierre.
1500-1505
d'après "l'intermédiaire
des chercheurs et curieux : correspondance littéraire, "Notes and
queries" français, questions et réponses, communications diverses à
l'usage de tous, littérateurs et gens du monde, artistes, bibliophiles,
archéologues, généalogistes, etc. 1896. 18. Vol. 34 - Sér. 4. Année 2. (2e
semestre)." nous savons qu'
Il fut élu évêque de Tréguier le 22 décembre 1505par le chapitre du diocèse, suite à la démission en sa faveur de son frère Jean, élu par le même chapitre le 21 novembre précédent.
Il a donc sans doute abandonné sa charge d'abbé à ce moment là.
Dom Morice, nous indique
qu'il était en outre chevalier d'honneur de
Il mourut à Loches en 1537.
1506-1514
Cet abbé fut sans doute élu et donc pas un abbé commenditaire.
Le manoir de Brignac se trouve en Saint Guyomard, démembrement de Sérent (56).
Je pense que Pierre était le fils de Jehan Guillemet, seigneur de Brignac en 1427 et 1477, et on retrouve un Jean de Brignac en 1514, qui doit être sans doute un frère de Pierre.
Cette famille était donc noble et d'origine de la région.
Avant d'être élu abbé de Redon, il était abbé de l'abbaye Saint Gildas de Rhuis. Il abandonna alors cette charge.
Cardinal Louis de Roussy 1515-1520
1524-1528
D'après une étude de Georges Salles (un traite au XVI ème siècles, Clément Cahmpion, valet de Chambre de François Ier"
Revue des questions historiques 1900. 1. Année 35. N.s. T. 24. (Juil.)
Ce personnage fut un intriguant pas très digne d'être abbé de Redon, mais c'est l'époque qui voulait ça……
Clément Champion semble être d'origine Bretonne, né entre 1490 et 1495 environ, et sans doute d'origine noble. Il fit des études et fut notamment condisciple de Louis de Bourbon-Vendôme, à peu près de 1505 à 1510.
Il fut ensuite attaché à titre d'écuyer, au pape Léon X. Vers la fin de 1519, Saint-Marsault, ambassadeur de France à Rome, l'emmena en France.
Clément Champion devint en 1522, valet de chambre ordinaire du roi François Ier, et fut après comme avant, chargé de diverses missions et ambassades.
Il rejoint le roi prisonnier à Madrid dès juin 1525, et le roi l'envoie en mission secrète en Provence et , il est de retour à Madrid en octobre 1525, c'est là qu'il commence à trahir le roi au profit de Charles Quint. A cette occasion, il rédigea deux mémoires ou il livre des tas d'informations dont il a pu avoir accès de part sa proximité avec le roi, et de son implication dans bon nombre de missions.
Vu ses occupations, j'ignore s'il eut le temps en 1524 et 1525, de venir jusqu'à Redon......
A partir de Novembre 1525, il est en Navarre, puis retourne à Tolède en décembre, aux côtés des ennemis du rois.
Puis, on lui fit quitter l'Espagne, sans doute pour lui éviter d'être pris par les français. Il séjourne en Franche-Comté puis à Namur, et au printemps 1527, à Malines.
Cette fuite lui fit perdre tous les bénéfices qu'il avait acquis..... l'abbaye de Redon, il était aussi chanoine de Notre Dame de Paris, et avait reçut la promesse de 1000 francs de bénéfices sur l'abbaye de Saint Julien de Tours et le pape s'était même engagé à lui donner le premier évêché vacant en Bretagne.
J'ignore ce qu'il advint de
Clément. Est-il mort en 1528 ?
1528-1553
il serait né en 1510
Evêque de Ferrare. Cardinal à 27 ans, il ne résidera pas à Redon. Il est le petit fils de Laurent le Magnifique, fils de Jacques Salviati et par sa mère Lucrèse de Médicis, neveu du pape Léon X.
Il a du recevoir l'abbaye de Redon parce qu'il a participé à la négociation sur la libération de François Ier, lorsqu'il était détenue à Madrid au lendemain de Pavie (1525). A la même époque le pape Clément VII se réconciliait avec François Ier, suite au saccage de Rome par des soudards luthériens en 1527.
Il failli être élu pape en 1549.
Il tenta de réformer l'abbaye , malgré l'opposition des moines. On ne sait jusqu'à quel point il réussit.
Il meurt en 1563, donc aurait résigné de la charge d'abbé de REdon bien avant, en 1563, au bénéfice de Bernard Salviati, un neveu ?
Cardinal Bernard Salviati 1553-1568
1566 ou 1568 ?-1596
Il appartient à une famille italienne alliée aux Sforza, Gonzague, Este et Médicis. Il tient la commende de l'abbaye de Redon de son oncle, le cardinal Salviati.
En 1573, il se trouva confronté à un conflit avec les moines de l'abbaye, procès au parlement et nous avons une curieuse charte de sa part sur une tentative de réforme de l'abbaye.
Nous avons la chance d'avoir beaucoup de document sur cet abbé et sur l'abbaye à son époque, "aveu au roi de 1580", "procès verbal d'une visite par un envoyé du roi en 1582".
Ce fut l'un des seuls abbés commendataires qui resta vivre dans le pays de Redon, certes pas à l'abbaye, mais dans la maison abbatiale de Brain.
1600-1621
descendant de ce fameux Jacques d'Espinay, qui fut impliqué dans l'éphémère évêché de Redon, au XV ème siècle, Arthur est le fils de François, seigneur de Saint Luc, chevalier de l'ordre du roi, grand maitre de l'artillerie de France, et de Jeanne de Cossé, fut nommé à l'abbaye de Redon en 1600.
Il fit serment de fidélité au roi le 26 avril.
Il fit rétablir la maison abbatiale, et introduit dans le monastère, les pères de la société réformée de Bretagne. Il assista aux états généraux tenus à Paris en 1614, en qualité de député du clergé de Bretagne, et fit serment de fidélité au roi en 1618, pour les abbayes de Redon et de Rillé.
Le roi le nomma quelques mois après évêque de Marseille, et le fit commandeur de ses ordres. Alors qu'il agissait encore en faveur de la société de Bretagne, il meurt en 1621.
Armand-Jean du Plessis, Cardinal de Richelieu
1622-1642
Inutile de présenter en longueur ce célèbre personnage de l'histoire de France, il existe sur le net beaucoup de site à son sujet.
Cependant, il est intéressant de placer le personnage dans le contexte historique par rapport à l'abbaye de Redon.
L'abbaye n'était plus à l'époque qu'une source de revenu pour les hauts dignitaires du clergé gallican ou romain, comme la plupart des vieilles abbayes bénédictines ; et à l'intérieure de ces abbayes, depuis quelques temps, des moines essayaient de réformer les règles de vie, ( voir les réformes du XVII ème).
Richelieu, par sa puissance politique, reçut une multitude d'abbaye, et participa donc à la mise en place de la réforme de la congrégation de Saint Maur notamment à Redon.
Il ne vint jamais à Redon, malgré les légendes qui prétendent que c'est Richelieu qui voyant le donjon du château de Rieux des remparts de l'abbaye, exigea la destruction du château.
Par contre il sera souvent en conflit avec les moines de Redon, concernant la restauration des bâtiments de l'abbaye.
Il est né à Paris en 1585, d'une famille noble du Poitou, originaire du bourg de Richelieu, et avait pour père François du Plessis, capitaine des gardes de Henri IV. Il fut d'abord destiné aux armes, puis reçut les ordres et fut sacré en 1607 évêque de Luçon, n'ayant que 22 ans. Il mourut le 4 décembre 1642.
César de Choiseul du Plessis-Praslin 1643-1648
Alexandre de Choiseul 1648-1652
Auguste de Choiseul 1652-1681
Théodore-Emmanuel de la Tour d'Auvergne 1681-1692
Henri-Oswald de la Tour d'Auvergne 1692-1747
mort le 23 avril
Henri-Louis-René Desnos ou Desnoës ou Des Nos
1740-1790 d'après Dom Jausions
1747-1790 d'après le Pouillé de De Corson
dernier abbé commendataire de l'abbaye.
Fils de Charles Des Nos, comte des Nos, seigneur de la Chérissière et d'Ernée ; et de Thérèse-Catherine des Nos, naquit le 7 janvier 1717 à Ernée, dans le diocèse du Mans.
Il fut chanoine du Mans, et pourvu de l'abbaye de Redon le 27 mais 1747 ; pourvu aussi de l'abbaye de Saint Evroult et vicaire général de Saint Brieuc.
Il fut nommé évèque de Rennes en 1761, en pris possession le 24 décembre et y entra solennellement le 3 avril 1762.
Le 24 Aout 1762, il est à Redon avec le duc d'Aiguillon.
Monseigneur Desnos s'attira les foudres du parlement de Bretagne en soutenant contre lui la cour du roi de France. Il fut alors transféré à Verdun en 1770.
Refusant de prêter serment à la constitution, il s'exila à Trèves dès 1791 et mourut en 1793 à Coblentz.
Son intérêt pour Redon était limité aux bénéfices qu'il en tirait, car suite à l'incendie de 1780, il n'aida en rien à accélérer la restauration de l'abbatiale.
Il fut évêque de Verdun
Né à Parigné l'Evêque (Sarthe), il a fait profession à Saint Augustin de Limoges à l'age de 34 ans le 2 décembre 1622.
Il présida à la fondation du séminaire Saint Louis à Toulouse et fut un temps à l'abbaye Saint Sabin de Lavedan.
Il faut nommé premier prieur de l'abbaye de Redon suite à l'introduction de la réforme de la congrégation de Saint Maur en 1628.
Il mourut à l'age de 41 an le 1er janvier 1630.
Dom Michel Pirou
En 1622, il est parmi les douze moines qui sont envoyés réformer le Mont Saint Michel.
Il est successivement
prieur de Saint Corneille de Compiègne, Saint Fiacre en Brie et Saint Faron de Meaux
avant d'être désigné prieur de l'abbaye de Redon en
En 1633, il est nommé prieur au Mont Saint Michel et le 14 octobre 1636, il élu visiteur de la province de Bourgogne. J'ignore pour l'instant son lieu et date de naissance et de mort.
1633-1633
en 1645, il fut nommé prieur de l'abbaye de Jummièges, mais au bout de six semaines, il fut demandé par la reine régente pour être le prieur des Blancs-Manteaux.
D. Romain Legault 1636-1639
D. Arsène Moriceau 1639-1642
D. Benoit Beaurepaire 1642-1645
D. Fabien Buteux 1645-1648
D. Dominique Guillard 1648-1651
ou Huillard
1651-1654
nous le trouvons prieur de l'abbaye de Saint Wandrille de 1652 à 1654.
D. Columban Pilon 1654-1657
1657-1660
Dom
Il est mort le 2/12/1672 à la Chaise-Dieu.
D. Joachim le Comtat 1660-1663
D. Victor Maréchal 1663-1669
1669-1672 ?
Pierre-Jean-Baptiste Godefroy, né à Norville, diocèse de Rouen, profès à Jummièges le 28/6/1633 à 23 ans. En 1644, il était prieur à Saint Vincent du Mans. Il est mort le 14/07/1671 à Saint Melaine de Rennes.
Est-ce que cela voudrait dire qu'il était absent de Redon ?
prieur de l'abbaye de Redon de 1672 à 1675, il fut prieur de l'abbaye Saint Mathieu de Fineterre de 1669 à 1672.
D. Gérard Pinet 1675-1681
1681-1684
Il est né à Craon, diocèse d'Angers, profès à 19 ans à Vendôme le 7/8/1642. Il fut prieur du Mont Saint Michel en 1671 ? et il fut prieur de Saint Wandrille de 1670 à1674 ?
Il est mort à Saint Nicolas d'Angers le 10 ou 20 avril 1697.
D. Pierre Danet 1684-1687
1687-1693
Dom Maur Audren , alias Jean Audren de Kerdrel, né à Landunez, diocèse de Saint Pol de Léon. Il fit profession à l'âge de 18 ans à l'abbaye de Saint Melaine de Rennes le 17/01/1670 et meurt à Marmoutiers le 07/04/1725
D. Henri Fermelis 1693-1699
D. Innocent Bonnefoy 1699-1702
D.
1705-1708
Dom Magloire de Loz, né à Peumerit Cap, diocèse de Quimper, fit profession à l'âge de 19 ans à l'abbaye de Saint Melaine le 29/05/1671, et meurt à Marmoutiers le 27/08/1722. En 1711, il est visiteur de la congrégation pour la région de Chezal-Benoit..
D. Joseph Aubrée 1708-1714
1720-1723
Pour Dom Jumeau, j'ai trouvé ceci : Dom Altin Jumeau, né à Orléans, fit profession à l'âge de 18 ans, à Saint Florent de Saumur, le 02/07/1677. Il serait mort à Redon le 28/09/1721. Ce qui est en contradiction avec l'info que j'avais jusque là qui indique qu'il ne fut plus prieur en 1723.......
D. Guillaume Roumain 1723-1726
prieur de 1714 à 1720 puis de 1726 à 1729
Nous avons un François Divet, vicaire à Toussaint, prieur d'Aubigné à partir de 1729, qui résigna en 1754
1729-1732
né à Machecoul, diocèse de Nantes. Il fit profès à 18 ans à Saint Florent de Saumur. Il résida un temps au Mont Saint Michel. Il est mort à l'abbaye de Redon le 4 avril 1733, était-il encore prieur ou était-il en retraite ?
D. Mathurin Lefresne en 1740
Dom Toussainty Rousset (Toussaint Roussel)
en 1759, il est prieur de l'abbaye Saint Mathieu de Fineterre, où il a du remplacé Dom Joseph Rechigné, qui avait été nommé prieur en 1757. Il ne l'était plus en 1760.
J'ignore quand il fut désigné prieur de Redon, 1760 ou 1762 ? Mais il l'était de 1762 à 1765.
D. Cotelle 1783-1788
Il fut le dernier prieur de l'abbaye de Redon
Voici la biographie rédigé par René Kerviller et publié dans la revue historique de l'ouest.
Né à Rostronen le 8 mars 1752, décédé à Paris le 21 avril 1829.
"Fils de Pierre-François Le Breton, bailli de Quimperlé, le jeune Pierre-Jean fit ses premières études au collège de Quimper, immédiatement après la transformation qui suivit la dispersion des jésuites, et les continua chez les bénédictins de Tours, où il entra en 1769, à l'âge de 17 ans : mais il avoua plus tard que sa vocation ecclésiastique n'avait jamais été sérieuse et qu'il n'avait pris le froc que pour se soustraire aux obligations de la vie civile. Ce fut d'abord un laborieux.
Après avoir soutenu ses thèses au Mans en mai 1778, à l'âge de 26 ans, il fut nommé professeur de réthorique des candidats à Marmoutiers, en 1779, puis professeur de philosophie au Mans, en 1780, de théologie et de morale à la même résidence en 1782, enfin de théologie à Compiègne en 1785.
L'année suivante, la diète de la congrégation de Saint-Maur, assemblée à Paris, le choisit pour sécrétaire-greffier d'une commission spéciale, instituée dans le but de réformer les abus qui s'étaient introduits dans l'école militaire de Beaumont-en-Auge. En récompense des services qu'il rendit dans cette commission, on lui confia la chaire de droit canon à la résidence de Paris. Puis, le premier janvier 1788, il était nommé prieur du couvent d'Evron, dans le maine, et au mois de septembre de la même année, prieur de l'abbaye de Saint Sauveur de Redon."
Il était en rapport avec Théophile Laënnec, et R. Kerviller, en donne de large extrait d'une lettre de ce dernier, dans sa biographie.. Il semble d'après la lettre que Dom Le Breton avait le projet de faire intégrer le collège de Quimper dans la congrégation de Saint Maur, et qu'il en devienne le supérieur, mais les évènements de 1789 feront échoué ce projet.
"Le 20 avril 1789, Dom Le Breton est élu, par l'assemblé diocésaine de Vannes, député suppléant du clergé de ce diocèse au Etats-Généraux. Le vicaire perpétuel de la paroisse de Redon, l'abbé Loaisel, était élu député titulaire.
Mais Loaisel ne garda pas longtemps son mandat. Comme plusieurs de ses confrères de Nantes et de Rennes, il donna sa démission au mois de septembre 1789, et Dom Le Breton partit pour le remplacer en Octobre."
Il est à noter que peut de temps après, Loaisel voulut revenir sur sa démission, sans doute pour contrer l'attitude de Dom Le Breton. Il écrivit au bureau de l'Assemblée Nationale, mais on lui répondit que sa démission était irrévocable.
"L'Assemblé Nationale venait de quitter Versailles pour prendre siège à Paris. Dom Le Breton s'y distingua aussitôt par son enthousiasme pour le nouvel ordre de choses et poussa la mansuétude à un tel point qu'au mois de février 1790, quelques jours après l'incendie qui avait été allumé dans l'abbaye même de Redon, par le farouche Le Batteux pour en détruire les chartes et les titres de propriété, il montait à la tribune afin de réclamer l'indulgence de l'assemblée en faveur des pillards et des incendiaires compromis dans les troubles des campagnes. "J'ai disait-il, une lettre d'un vertueux laboureur par laquelle il m'atteste que plusieurs honnêtes gens qui excités par des libelles et par des écrits faux, avaient eu part aux désordes commis à Redon, n'avaient pas plutôt reconnu leur faute et leur erreur, qu'ils étaient devenus les amis du calme et de la paix ; que leur aveu seul démontrait leur innocence et sollicitait leur pardon. Et sans contredit, s'écria-t-il, la vie d'un honnète laboureur vaut sûrement mieux que cinquante charretées de vieux parchemins....".....
le 7 février 1790, Dom Le Breton fut nommé membre du comité ecclésiastique, qui le choisit le lendemain, pour sécrétaire général, chargé de faire la répartition du travail entre les 3 sections qui avaient chacune leur président et leur sécrétaire particulier. Il remplit ces fonctions sans interruption jusqu'au 30 septembre 1791, c'est à dire jusqu'à la dissolution de l'Assemblée Nationale ; et il prit en cette qualité une grande part à la constitution civile du clergé et surtout à son application. M. Sciout a publié à cet égard des documents d'une précision irréfutable dans lesquels le nom de Le Breton est associé, comme sécrétaire, à celui du président Expilly, pour exiger des municipalités l'exécution stricte et implacable des suppressions prononcées par les décrets.
Du reste, le prieur de
Redon n'avait pas attendu l'établissement définitif du schisme en France pour
jeter le froc aux orties. A la suite du décret du 13 février 1790, par lequel
les voeux monastiques étaient abolis et la permission donnée aux victimes du
cloitre de rentrer dans le sein de la société civile, les bénédictins de
Saint Sauveur de Redon durent comparaitre le 9 Aout, devant le conseil de la
commune pour déclarer à cet égard quelles étaient leurs intentions. Retenu à
l'Assemblée, Le Breton déclara par écrit qu'il entendait jouir du bénéfice de
la foi pour sortir du cloitre. A partir de ce moment il abandonna le costume
monacal, puis même le costume ecclésiastique ; et son portrait de
Après la dissolution de
l'assemblé constituante, le Breton ne jugea pas à propos de revenir à Redon, où
l'on cherchait cependant en vain un curé constitutionnel, et il préféra se
rapprocher de son lieu de naissance, en se faisant donner la cure de Loudéac
vacante par suite du refus de serment de l'abbé Ruello, député du clergé du
diocèse de Saint Brieuc. Au grand scandale de tous les gens pieux, il inaugura
sa cure en donnant un bal dans son presbytère le jour de
Mais les montagnards abolirent bientôt tout exercice du culte même constitutionnel, et il fallait vivre. Le 8 pluviose an II (6 février 1794), Le Breton s'étant adressé à le Maout, chargé d'organiser les atelier d'évaporation de salpêtre dans le département des Côtes du Nord, se fit nommer agent de la fabrication des salpêtres pour le disctrict de Loudéac. Cela dura 1 an. Le 6 pluviose an III, il était préposé au triage des titres du district de Quimper, et quelques mois après, en vendémiaire an IV, il était employé comme commis, avec son ex-collègue Guino, à l'administration centrale du département du Finistère. Là, il ne tarda pas à monter en grade et dès le mois de ventôse de la même année (février 1796), il devenait conservateur des hypothèques à Quimper.
Tant que dura le Directoire, cette position convint admirablement à l'ancien bénédictin qui avait définitivement rompu avec toute fonction éclessiastique ; mais lorsque le Consulat eut commencé la pacification religieuse, morsque les prêtres orthodoxes rentrèrent de l'exil et que l'on entrevit le moment où le schisme allait enfin cesser, Le Breton qui n'avait aucun désir de reprendre le sacerdoce, comprit que sa situation deviendrait fort difficile dans un pays aussi profondément religieux que la Bretagne ; il se décida donc à se retirer dans cet immense Paris qui cache tout, et il obtint en fructidor an VIII, par l'entremise de ses anciens amis arrivés au pouvoir, le poste de conservateur de la bibliothèque de la cour de cassation, avec logement au palais de Justice. Il en a publié le catalogue en 1819.
Notable et électeur de la Seine, membre non résidant de l'académie celtique, puis de la société des antiquaires de France qui succéda à cette Académie, il mourut à Paris, le 21 avril 1829.
Ses portraits lui donnent une figure maladive, émaciée, oeil en saillie dans une arcade caverneuse, physionomie étrange assez en harmonie avec la carrière sans suite que nous venons de parcourir. Je dois remarquer que plusieurs biographes l'ont confondu à tort avec un homonyme qui fut membre de la convention et du conseil des anciens pour l'Ille et Vilaine."
Cette biographie est certe quelque peu partiale..... Et il serait souhaitable d'obtenir un de ses portraits.........
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